Eurobasket-2022: « Il n’y a aucun stress à avoir », affiche Fournier « serein » avant la finale

Le capitaine de l'équipe de France de Basket Evan Fournier (en blanc) à la lutte contre l'Italien Nicolo Melli lors du quart de finale de l'Eurobasket 2022 entre la France et l'Italie à Berlin le 14 septembre 2022afp.com - Oliver Behrendt

Capitaine « serein » des Bleus, à la poursuite du deuxième titre international de leur histoire dimanche (20h30) en finale de l’Eurobasket-2022 contre l’Espagne, Evan Fournier « redoutai(t) énormément les demi-finales » mais « il n’y a aucun stress à avoir » désormais, a estimé l’arrière des New York Knicks samedi.

La rivalité avec les Espagnols, si souvent bourreaux des Français, « concerne davantage les anciens », a commenté en conférence de presse +Fourmiz+. « Au courant de l’historique », il n’a « pas de haine contre eux ».

QUESTION: Cette finale donne-t-elle le sentiment qu’elle est le match d’une vie ?

REPONSE: « Pas du tout, je suis beaucoup plus serein qu’après le match contre la Pologne. J’avais plus d’appréhension en demi-finale parce que j’en ai plus perdues, tout simplement. Je me suis vu passer à coté de grandes choses et ça marque. Quand je suis éliminé pour la première fois avec l’équipe de France en 2014, je passe à côté d’une finale mondiale. L’année d’après, on perd chez nous une demi-finale d’un Euro qu’on était censés gagner. Rebelote en 2019 (au Mondial). En finale, il n’y a aucun calcul ni aucun stress à avoir, tu fonces et puis c’est tout. Je redoutais énormément les demi-finales, car si on perdait, après, il y avait le match de la troisième place, qui est horrible. Parce que tu te bats pour pas grand-chose. Finir troisièmes, c’est cool pour dire aux gens que tu ramènes quelque chose mais en vérité, ça ne compte pas. »

Q: Rencontrer l’Espagne, en plus en finale, est-ce toujours aussi spécial ?

R: « La rivalité avec l’Espagne concerne davantage les anciens. Vendredi soir, Boris (Diaw), on aurait dit qu’il était redevenu joueur. Il voulait mettre son short, ses chaussures et mettre des bras (dans le visage, ndlr). La rivalité est très marquée chez eux, notre coach, les kinés et les intendants. Ils ont vécu beaucoup de moments face à l’Espagne, plutôt mauvais, et ça se ressent chez eux. Nous les joueurs beaucoup moins. Thomas (Heurtel), Rudy (Gobert) et moi, on arrive en 2014 et on gagne contre eux. Certes, on perd en 2015 mais ce n’est pas pareil. Je ne suis même pas sûr que, côté espagnol, il y ait une si grosse rivalité chez les joueurs. On est au courant de l’historique mais je n’ai pas de haine contre eux dans mon cœur. »

Q: Le parcours sinueux pour en arriver là est-il étonnant ?

R: « Chaque compétition a son histoire, je me méfie beaucoup des préparations pendant lesquelles tout se passe bien. Comme des phases de groupes où tu marches sur tout le monde. Il faut apprendre de ses erreurs et quand tu gagnes, c’est plus difficile. Même si on a eu pas mal de moments de vide, y compris en huitièmes de finale et en quarts, l’important est de progresser. Maintenant, on se retrouve dans une position plutôt confortable. On se connaît et on sait qu’on a de la marge. Le fait d’avoir eu pas mal de mauvais passages nous renforce dans l’idée qu’en faisant un match complet, on peut marcher sur tout le monde. »

LE JV2 AVEC AFP

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