Mondial-2023: les Bleus en favoris, les All Blacks et les Boks en sommeil


Le demi de mêlée de l'équipe de France Antoine Dupont le 4 septembre à Bordeaux lors d'un match du Top 14, le championnat de France.  afp.com - ROMAIN PERROCHEAU

Après une année 2022 parfaite et un premier Grand Chelem depuis 2010, le XV de France d’Antoine Dupont, élu meilleur joueur du monde, fait figure de favori du Mondial-2023 organisé sur son sol, à un an du début de la compétition, devant les tenants du titre sud-africains ou l’Irlande.

. La France enfin?

Ils ont bouclé 2022 sur deux succès au Japon, leur neuvième et dixième victoires d’une année faste. Après avoir engrangé des succès étincelants, dont la démonstration face aux All Blacks il y a bientôt un an, et remporté le Tournoi des six nations, Grand Chelem à la clé donc, les Bleus semblent prêts à lâcher le costume de sympathiques outsiders pour celui de grandissimes favoris.

Mais, pour remporter leur première Coupe du monde (8 septembre – 28 octobre 2023), les hommes de Fabien Galthié devront battre tout le monde, comme ils l’ont fait jusque-là. Ils passeront d’ailleurs un premier test, en novembre, face aux champions du monde sud-africains. Avec des joueurs du calibre de Dupont, Grégory Alldritt, Romain Ntamack, Cyril Baille ou Gaël Fickou… ces Bleus-là ont des arguments.

. L’Irlande lève le doigt

N.1 mondiaux, deuxièmes du dernier Tournoi et bourreaux des All Blacks lors de leur dernière tournée estivale, les Irlandais n’ont pourtant encore jamais atteint les demi-finales d’un Mondial. Au premier tour en France, avec l’Afrique du Sud, l’Écosse, les Tonga et la Roumanie, les Verts devront se retrousser les manches pour sortir d’un groupe B relevé.

D’autant que les qualifiés de cette poule croiseront, lors des quarts de finale, ceux de la poule A, celle de la France et des All Blacks. Pas de quoi effrayer toutefois les hommes d’Andy Farrell, portés par l’éternel Jonathan Sexton et l’armada du Leinster.

. Angleterre, Australie et Galles en reconstruction

Les Anglais, champions du monde en 2003 et finaliste de la dernière édition en 2019, sont devenus des outsiders et vont devoir retrouver des couleurs après un Tournoi des six nations laborieux pour viser plus haut. Mais le sélectionneur Eddie Jones est un malin et saura s’appuyer sur Marcus Smith et Maro Itoje pour redorer le blason du XV de la Rose.

Australiens et Gallois, eux, se retrouveront lors de la phase de poule. Malheur au vaincu entre deux équipes sur le déclin en 2022. Les Wallabies, comme le XV du Poireau, semblent à la peine pour renouveler leur effectif.

. Les Néo-Zélandais au bord du gouffre

Les All Blacks broient du noir. S’ils ont broyé l’Argentine (53-3) lors de la dernière journée de Rugby Championship, les Néo-Zélandais n’ont pas fait taire les critiques. Leur sélectionneur Ian Foster est toujours sur la sellette, n’ayant remporté que trois rencontres cette année.

Trop prévisibles, peu en verve, les Kiwis restent branchés sur courant alternatif à un an de la Coupe du monde, qu’ils ont remporté à trois reprises (1987, 2011, 2015).

. Les Boks doivent se réveiller

Sacrés au Japon, les coéquipiers de Siya Kolisi ne sont pas au mieux. Seulement troisième du Rugby Championship, l’Afrique du Sud a cependant encore une bonne année pour retrouver son meilleur niveau.

Avec un Lukahnyo Am en forme olympique, des jeunes aux dents longues (Fassi, Willemse…) et des leaders ambitieux (Pollard, Mapimpi, Etzebeth, De Jaeger…), les Sprinboks ont de quoi se mêler à la lutte.

. Écosse, Japon et Argentine en rêvent

Derrière les cadors, les Ecossais, comme les Argentins, peuvent espérer jouer les trouble-fêtes. Les Pumas ont récemment dominé la Nouvelle-Zélande et l’Australie tandis que le XV du Chardon reste la dernière nation européenne à avoir battu les Bleus.

Plus loin, les Japonais ont causé des soucis aux Bleus lors de la dernière tournée estivale en montrant de belles choses malgré un manque évident d’automatismes. Mais, pour espérer faire aussi bien qu’à domicile, en 2019, quand ils avaient atteint les quarts, les Brave Blossoms devront parvenir à s’extirper d’un groupe où figurent l’Angleterre, l’Argentine, le Chili et les Samoa.

LE JV2 AVEC AFP

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