US Open: Serena Williams n’en a pas fini!

Serena Williams lors de son match du second tour de l'US Open face à l'Estonienne Anett Kontaveit, le 31 août 2022 à New York. afp.com - TIMOTHY A. CLARY

« Je suis une assez bonne joueuse »: c’est par ces mots que Serena Williams a expliqué comment, malgré très peu de matchs joués depuis plus d’un an, elle avait fait pour battre la N.2 mondiale Anett Kontaveit mercredi au 2e tour de l’US Open.

« J’adore ce public! Mon Dieu c’est fantastique », a-t-elle lancé aux 23.800 spectateurs du court Arthur-Ashe tout acquis à sa cause, après sa victoire 7-6 (7/4), 2-6, 6-2 contre l’Estonienne.

Ayant annoncé début août son intention de prendre sa retraite prochainement, sans préciser où ni quand, le court Arthur-Ashe où elle a remporté en 1999 le premier de ses 23 titres du Grand Chelem semble à tous, y compris aux organisateurs, la scène parfaite pour des adieux.

Mais la championne refuse de tirer le rideau et, contre toute attente, elle oblige la fédération américaine à adapter son programme d’hommages.

Et mercredi, le cérémonial était identique à celui de lundi, pour son match du premier tour: son entrée sur le court a été précédée du même discours de Queen Latifah et les mêmes mots d’Oprah Winfrey ont salué sa grandeur, une fois le match terminé. Les organisateurs seraient inspirés de trouver des idées supplémentaires car il reste potentiellement cinq matches à Serena.

Depuis sa défaite en 8es de finale de Roland-Garros en juin 2021, l’Américaine qui aura 41 ans le 26 septembre n’avait remporté qu’un match (à Toronto début août) en arrivant à New York. Et elle a eu une interruption d’un an après sa défaite au premier tour de Wimbledon 2021, avant son retour surprise sur le gazon londonien cet été.

– « Je suis Serena » –

Alors la voir enchaîner des victoires étonne. Son niveau surprend tout le monde… sauf elle: c’est par un simple sourire qu’elle a répondu mercredi soir à la question de savoir si elle était étonnée de jouer aussi bien.

« Je suis Serena, vous savez », a-t-elle ajouté pour ceux qui n’auraient pas compris.

« Je n’ai pas joué beaucoup de matches mais je me suis bien entraînée. Pourtant, tout ne se mettait pas en place lors de mes derniers matchs et je me disais +Mais, ce n’est pas moi ça!+ Et lors de ces deux rencontres, ici à New York, ça s’est effectivement mis en place », a-t-elle expliqué en soulignant à quel point elle aimait « relever les défis ».

Motivée comme à ses plus belles heures, Williams a lâché ses missiles. Mais Kontaveit n’est pas aussi tendre que l’a été Danka Kovinic au premier tour et l’Estonienne a contenu la puissance de l’Américaine, lui rendant coup pour coup. Jusqu’à provoquer des gestes d’impuissance chez Williams dans le deuxième set.

Alors proche du KO, l’Américaine s’est relevée et a repris le combat.

– En double avec sa soeur Venus –

Les deux joueuses ont frappé, les balles ont fusé, et Serena a fait le break d’entrée dans la manche décisive pour mener 2-0. Avant de se détacher irrémédiablement et de conclure sur un superbe retour gagnant long de ligne.

Avant de continuer son parcours en simple, dans un tableau où l’on commence à se demander qui pourra l’arrêter, Serena jouera jeudi en double avec sa soeur aînée Venus (42 ans).

« J’ai tellement hâte de jouer ce double, ça fait si longtemps », a lancé la cadette des soeurs Williams. Le duo Venus-Serena a remporté au total quatorze tournois du Grand Chelem, dont deux US Open (1999 et 2009) où elles ne s’étaient plus engagées ensemble depuis 2014.

Avant la victoire mercredi de la reine Serena, sous les yeux notamment de Tiger Woods, la Tunisienne Ons Jabeur (5e), finaliste du dernier Wimbledon, s’est qualifiée aux dépens de l’Américaine Elizabeth Mandlik (144e), 7-5, 6-2.

En revanche, la Grecque Maria Sakkari (3e), demi-finaliste en 2021, a été éliminée prématurément par la Chinoise Xiyu Wang (75e), 3-6, 7-5, 7-5.

Dans le tableau masculin, le N.1 mondial russe Daniil Medvedev s’est facilement qualifié pour le 3e tour en battant le Français Arthur Rinderknech (58e) 6-2, 7-5, 6-3.

Désillusion en revanche pour le Canadien Felix Auger-Aliassime (8e), demi-finaliste l’an dernier et qui a été battu dès le 2e tour cette année par le Britannique Jack Draper (53e) 6-4, 6-4, 6-4.

LE JV2 AVEC AFP

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