Mondial de volley: les « coiffeurs » Bleus assurent la première place

Des joueurs de l'équipe de France de volley durant le match contre le Cameroun à Ljubljana, le 30 août 2022. afp.com - Jure Makovec

L’équipe de France de volley, déjà qualifiée et sans la plupart de ses cadres ménagés en vue des 8e de finale du Mondial, a facilement battu le Cameroun trois sets à zéro (25-19, 25-19, 25-22) mardi à Ljubljana pour terminer invaincue en tête de sa poule.

L’objectif de l’emporter sans rendre une seule manche et en laissant peu de points aux Camerounais, afin d’être le mieux classé possible à l’issue de la phase finale, est rempli.

Les champions olympiques connaîtront leur adversaire en 8e de finale, étalés entre samedi et mardi prochains (1er contre 16e, 2e contre 15e et ainsi de suite) une fois joués les derniers matches de poules, mercredi.

Ils devront aussi attendre pour savoir s’ils resteront à Ljubljana ou s’ils prendront tout de suite la direction de la Pologne, où se tiendront les demi-finales et la finale, le 11 septembre.

« Il faut un peu sortir de tout ça, ne pas y penser. Ce sont des pensées hors de notre contrôle », a commenté devant la presse, au sujet de la suite, le capitaine Benjamin Toniutti.

Les Bleus espèrent se rendre en Pologne le plus tard possible et garder ainsi leurs quartiers en Slovénie, dans cette Stozice Arena où ils ont pris leurs marques depuis une semaine, et qui a la préférence du sélectionneur, Andrea Giani.

L’Italien a pu profiter de cette rencontre face à la plus faible équipe du groupe pour faire souffler ses titulaires et donner du rythme aux remplaçants.

« C’était important que tous les joueurs puissent jouer lors de ce premier tour, pour leur rythme en vue des 8e de finale », a dit Giani.

Du six de départ aligné lors des deux premiers matches, face à l’Allemagne (3-0) et la Slovénie (3-2), seul le central Barthélémy Chinenyeze a débuté.

– Ngapeth resté en survêtement –

Parmi les autres, certains ont joué quelques minutes, comme le réceptionneur-attaquant Trévor Clévenot, en échec face aux Slovènes.

La star Earvin Ngapeth était lui en feu dimanche face à la Slovénie (29 pts) mais n’a pas foulé le terrain face au Cameroun, resté en survêtement pendant toute la rencontre.

Il n’aura donc toujours pas joué contre le pays d’origine de son père, Eric Ngapeth, ancien international camerounais et français et actuel entraîneur de Nancy (2e division).

Après la rencontre, il a pris la pose sur le terrain avec plusieurs joueurs camerounais, tout sourire.

Le Cameroun, dont quelques joueurs seulement sont professionnels, n’a accroché les Bleus que dans la dernière manche. Un répit pour la France qui a vécu un match beaucoup plus tranquille que ses deux premiers, où ils avaient dû effacer des balles de match (Slovénie) et de set (Allemagne).

Les champions olympiques, menés dans ce troisième set 13 à 10 puis au coude à coude 16-16, ont ensuite serré les boulons en attaque, emmenés par le capitaine et passeur Benjamin Toniutti.

A l’image du pointu Stephen Boyer (19 pts, meilleur marqueur de la partie) ou du central Quentin Jouffroy (9 pts), auteur dans le deuxième set de deux gros services dont un ace permettant aux Bleus de se détacher (23 puis 24-19.

« C’est un peu difficile de rentrer dans la compétition, surtout sur un rythme un peu spécial: on sort d’un match avec 11.000 personnes (dimanche contre la Slovénie, NDLR), là il y avait un peu moins d’ambiance… Il fallait faire le travail, on l’a fait. Peut-être pas avec la manière, mais c’est fait », a déclaré Boyer.

Pour lui et ses partenaires, les choses sérieuses débutent désormais.

LE JV2 AVEC AFP

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s