Ukraine: risque de «pulvérisation de substances radioactives» à la centrale de Zaporijjia

Aux mains des Russes depuis le début de la guerre en l’Ukraine, la production de la centrale nucléaire de Zaporijjia devrait être détournée pour alimenter la Crimée en électricité . AFP/Andrey Borodulin

Selon Energoatom, les troupes russes ont «bombardé à plusieurs reprises au cours de la dernière journée» le site. Le risque d’incendie serait «élevé».

Il existe un risque de «pulvérisation de substances radioactives» à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les troupes russes, a averti samedi l’opérateur public ukrainien.

Selon Energoatom, les troupes russes ont «bombardé à plusieurs reprises au cours de la dernière journée» le site. Le risque d’incendie serait «élevé».

Il existe un risque de «pulvérisation de substances radioactives» à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les troupes russes, a averti samedi l’opérateur public ukrainien.

La sécurité de ces installations, situées près de la ligne de front dans le Sud, préoccupe la communauté internationale depuis qu’elles sont passées aux mains des militaires russes début mars. La tension est encore montée ces dernières semaines, Moscou et Kiev s’imputant mutuellement la responsabilité de frappes sur le site, où les militaires ukrainiens accusent l’armée russe d’avoir positionné des pièces d’artilleries pour pilonner leurs positions.

«Un des réacteurs de la centrale de Zaporijjia arrêtés la veille a été reconnecté au réseau électrique» vendredi à 14h04 (11h04 GMT), a annoncé l’opérateur ukrainien Energoatom. Il «produit de l’électricité pour les besoins de l’Ukraine» et «l’augmentation de (sa) puissance est en cours». Energoatom a en outre assuré que les systèmes de sécurité du site fonctionnaient normalement. Les autorités d’occupation d’Energodar, la ville dont dépend la centrale, ont quant à elles de nouveau affirmé vendredi que les troupes ukrainiennes avaient bombardé Zaporijjia.

L’ONU a appelé à mettre en place une zone démilitarisée autour de la centrale pour la sécuriser et à permettre l’envoi d’une mission d’inspection internationale. Des experts de l’AIEA y sont attendus «la semaine prochaine», selon la conseillère du ministre ukrainien de l’Energie Lana Zerkal, qui a reproché aux Russes d’«artificiellement créer des obstacles» à cette mission, ce que Moscou nie. «Nous ne pouvons nous permettre de perdre davantage de temps», avait déclaré jeudi le directeur général de l’AIEA Mariano Grossi, relevant qu’il y avait un «risque très réel de catastrophe nucléaire».

LE JV2 AVEC AFP

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