Mondial de volley: les Bleus en quête d’un incroyable doublé


Les volleyeurs français Earvin Ngapeth (g), Jenia Grebennikov (c) et Jean Patry, lors du sacre olympique aux JO de Tokyo, le 7 août 2021 afp.com - JUNG Yeon-je

Rester sur le toit du monde: un an après avoir décroché l’or olympique, l’équipe de France de volley tentera, avec un nouveau sélectionneur à sa tête, de conquérir un premier titre de champion du monde à partir de vendredi en Slovénie.

Les Bleus, opposés en ouverture à l’Allemagne à Ljubljana (17h30), sont désormais entraînés par l’Italien Andrea Giani, appelé à la rescousse après le départ soudain en mars, pour raisons personnelles, du Brésilien Bernardinho, remplaçant du champion olympique Laurent Tillie.

Légende du volley des années 1990, Giani a déjà connu, comme joueur, les joies d’un titre mondial – à trois reprises même – à l’inverse des Français, qui ne sont montés qu’une seule fois sur le podium, en 2002, avec le bronze ramené d’Argentine.

Un autre temps pour le volley tricolore, mais la « team Yavbou » est comme ses devancières mise au défi de la constance: confirmer en Slovénie et en Pologne (où se disputera notamment le dernier carré, avec une finale le 11 septembre) le titre acquis à Tokyo et, dans une moindre mesure, la victoire finale en Ligue des nations (VNL) cet été, pour les débuts de Giani.

« C’est la première chose qu’il (Giani) nous a dite en se retrouvant (après la Ligue des nations): +vous avez gagné la VNL+, mais cette équipe a la particularité de faire une contreperformance après avoir fait un résultat. Il nous le rappelle souvent et on y pense souvent » raconte à l’AFP Antoine Brizard.

Le passeur et ses équipiers pensent aussi au dernier Euro, dont ils ont été sèchement éjectés dès les huitièmes de finale (3-0 contre la République tchèque), un mois après l’or olympique.

« Est-on à l’abri (d’une telle rechute) ? Je ne sais pas, mais je pense qu’on a tous (l’Euro) un peu peu en travers de la gorge » souligne le réceptionneur-attaquant Trévor Clévenot.

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– « Dans la tête » –

Pour Giani, qui vise dans un premier temps seulement le dernier carré – « ensuite, c’est un autre tournoi qui commence » – « c’est dans la tête que ça va se jouer, car techniquement et tactiquement, cette équipe a tout ».

« Personne ne me fait peur aujourd’hui: si on est vraiment au taquet, on est insupportable à jouer. Mais il faut le faire tous les matches, c’est ça qui est compliqué » embraie Jenia Grebennikov.

Le libéro et ses partenaires ont démontré leur force de frappe samedi dernier à Montpellier contre le Brésil, vice-champion du monde en titre balayé (3-0) lors du seul match de préparation.

Confirmation attendue en Slovénie, qui a récupéré avec la Pologne l’organisation aux dépens de la Russie après qu’elle a envahi l’Ukraine.

A Ljubljana, les Bleus retrouveront lors du premier tour dans le groupe D l’Allemagne, que Giani a quittée pour relever le défi français, la Slovénie, vice-championne d’Europe en titre qui sera poussée par son public, et le Cameroun.

Les Bleus devront prendre une des deux premières places pour être certains de rejoindre les huitièmes (les quatre meilleurs troisièmes des six groupes seront aussi qualifiés).

Lors de la phase finale, font figure de principaux concurrents pour le titre la Pologne, tenante et également à domicile, le Brésil, les Etats-Unis, troisièmes lors de la dernière édition et finaliste de la Ligue mondiale face aux Bleus en juillet, et enfin l’Italie, vainqueure de l’Euro-2021.

Le pays de Giani, à la tête de Français en quête d’un incroyable doublé planétaire.

LE JV2 AVEC AFP

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