C1: Paris et Marseille heureux au tirage?


Des joueurs du Paris SG, dont l'Argentin Leo Messi, le Français Kylian Mbappé et le Brésilien Neymar, se congratulent après un but inscrit lors du match à Lille, le 21 août 2022 afp.com - DENIS CHARLET

L’heure de vérité pour Paris et Marseille. Le PSG et l’OM connaîtront leurs adversaires en phase de groupes de Ligue des champions jeudi à Istanbul (18h00), où l’ambitieux champion de France espère éviter des gros bras d’entrée quand son dauphin craint le pire.

Avec un calendrier resserré en raison de la Coupe du monde (20 novembre-18 décembre) au Qatar, il ne faudra pas connaître de retard à l’allumage pour les 32 prétendants à la succession du Real Madrid et cette campagne européenne, qui s’achèvera le 10 juin 2023 au stade olympique Atatürk, s’annonce épique.

La première partie de la compétition s’étalera ainsi du 6 septembre au 2 novembre, à tout juste deux semaines et demie du coup d’envoi du Mondial-2022. Pour les stars parisiennes, l’idéal serait d’avoir assuré la qualification pour les 8es de finale au plus tôt afin de se préserver tranquillement pour le grand événement planétaire. Une poule sans trop de cadors les y aiderait.

Présent dans le chapeau 1 en compagnie du tenant du titre madrilène, des champions des principaux pays à l’indice UEFA (Manchester City, AC Milan, Bayern Munich, FC Porto, Ajax Amsterdam) et du vainqueur de la Ligue Europa (Eintracht Francfort), le PSG doit surtout guetter l’identité de ses opposants issus des chapeaux 2 et 3, susceptibles de lui causer des soucis dans sa marche vers les rencontres à élimination directe, un rendez-vous qu’il n’a plus manqué depuis l’exercice 2012-2013.

– Epouvantails –

Même si le projet sportif du PSG a été profondément remodelé avec l’arrivée aux commandes de Christophe Galtier (entraîneur) et Luis Campos (conseiller football), et que l’accent a été mis sur la rigueur et la discipline, les objectifs n’ont pas changé pour les propriétaires qatariens du club.

La quête de la Ligue des champions reste le Graal pour les décideurs de Doha, qui ont réussi le tour de force de prolonger leur pépite Kylian Mbappé jusqu’en 2025 en dépit de la cour assidue du Real Madrid.

Quel que soit le tirage, il est difficile d’imaginer la « MNM » (Messi-Neymar-Mbappé), impressionnante en ce début de saison, passer d’emblée à la trappe mais il y aura quand même de sacrés clients capables de compliquer la tâche des vedettes de la capitale, bien décidées à laver l’affront de leur piteuse élimination en 8e de finale contre le Real Madrid la saison passée.

Liverpool, champion d’Europe en 2019 et finaliste malheureux en 2022, le Chelsea de Thomas Tuchel, lauréat en 2021, et surtout le FC Barcelone au recrutement imposant (Lewandowski, Raphinha, Koundé…) font figure d’épouvantails dans le chapeau 2. Et personne n’a particulièrement envie de croiser si vite la route de l’Inter Milan, renforcé cet été par le retour de Romelu Lukaku, la plus grosse pointure du chapeau 3.

Les retrouvailles éventuelles avec le Barça auraient une saveur particulière pour les deux glorieux anciens de la maison blaugrana, Messi et Neymar.

– Pas de miracle pour l’OM? –

Pour l’OM, tombé dans le chapeau 4 du fait de la qualification du Benfica Lisbonne à l’issue des barrages, il ne devrait en revanche pas y avoir de miracle: le parcours sera forcément des plus périlleux.

Avec un entraîneur, Igor Tudor, novice dans cette épreuve, et un effectif largement remanié, Marseille, demi-finaliste de la Ligue Europa Conférence, prie pour tomber sur l’une des rares équipes un peu plus modestes du plateau, comme Francfort dans le chapeau 1 et le RB Salzbourg ou le Sporting Portugal dans le chapeau 3.

L’OM aura ensuite comme but de faire mieux que lors de ses deux dernières participations, qui avaient viré au calvaire: en 2013-2014, avec Elie Baup aux commandes, Marseille avait perdu ses six matches de poule, et en 2020-2021, André Villas-Boas et ses hommes n’avaient pris que trois points (1 victoire, 5 défaites).

La qualification pour la C1 a été en tout cas une bouffée d’oxygène au plan économique même si elle a eu pour conséquence le départ de Jorge Sampaoli, qui avait de vraies ambitions pour l’OM dans cette épreuve mais a été échaudé par la frilosité de ses dirigeants sur le marché des transferts.

La direction du club se satisferait aujourd’hui d’une 3e place et d’un basculement vers la Ligue Europa.

LE JV2 AVEC AFP

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