La défense demande la prison à vie au lieu de la mort pour l’auteur d’un massacre dans un lycée de Floride


Nikolas Cruz à son procès à Fort Lauderdale en Floride, le 18 juillet 2022 afp.com - Carline Jean

L’avocate de l’auteur de la tuerie du lycée de Parkland, en Floride en 2018, a appelé lundi les jurés à se prononcer en faveur de la prison à vie plutôt que la peine de mort, arguant que son client souffrait de troubles mentaux.

Melisa McNeill a notamment mis en avant l’enfance difficile de Nikolas Cruz, qui avait tué 17 personnes le 14 février 2018 à Parkland, une petite ville au nord de Miami, en ouvrant le feu avec un fusil semi-automatique dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, dont il avait été exclu un an plus tôt.

Le jeune homme de 23 ans, qui a plaidé coupable de meurtres en octobre, est né d’une mère « sans abri et avec des problèmes mentaux », alcoolique et toxicomane, selon l’avocate.

Son procès vise désormais à déterminer s’il mérite la peine capitale comme l’ont requis les procureurs. Si un seul juré s’y oppose, M. Cruz sera condamné à une peine incompressible de réclusion à perpétuité.

Selon Melisa McNeill, le fait que Nikolas Cruz soit né avec un syndrome d’alcoolisation foetale, puis ait été diagnostiqué à 3 ans d’un trouble de la personnalité antisociale et qu’il ait grandi dans un foyer brisé et violent avec une mère adoptive dépressive et alcoolique, devrait conduire à alléger sa peine et la faire pencher vers la prison à vie plutôt que la peine de mort.

« La décision de Nikolas Cruz de prendre un Uber vers le lycée Marjory Stoneman Douglas et de tuer autant de personnes que possible n’est pas le début de l’histoire de Nikolas Cruz », a-t-elle dit.

M. Cruz n’a pas bénéficié de l’aide dont il avait besoin, alors que ses professeurs avaient conscience qu’il était un danger pour lui-même et les autres, a encore plaidé Melisa McNeill.

Après son exclusion du lycée, M. Cruz « n’a pas cessé d’avoir des troubles mentaux. Il n’a pas arrêté d’avoir un handicap émotionnel, d’avoir un trouble du langage et d’avoir besoin d’aide. Mais (cette aide) avait disparu », a-t-elle ajouté.

Les douze titulaires et dix remplaçants constituant le jury au procès de Nikolas Cruz ont visité début août les lieux du carnage, arpentant les couloirs de l’établissement resté tel qu’il était le 14 février 2018.

A la demande des procureurs, ce bâtiment n’avait jamais rouvert et a été conservé en l’état, avec les mares de sang séché, les traces d’impact de balles et les affaires abandonnées en urgence par les lycéens.

Cette fusillade était alors le pire massacre commis en milieu scolaire aux Etats-Unis depuis la tuerie de l’école Sandy Hook en 2012, à Newtown dans le Connecticut, lors de laquelle 26 personnes avaient péri. Depuis, une fusillade dans l’école primaire d’Uvalde, au Texas, a fait en mai 21 morts dont 19 enfants.

Nikolas Cruz a présenté des excuses en octobre. « Je suis vraiment désolé de ce que j’ai fait, j’en porte le poids chaque jour », a-t-il déclaré.

LE JV2 AVEC AFP

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