RDC: le M23 réfute les conclusions du rapport des Nations unies

Un membre des forces armées de la RDCongo lors d'une patrouille à Rutshuru, à environ 70 km de Goma, après des heurts avec les rebelles du M23, le 3 avril 2022 afp.com/Guerchom NDEBO

Le M23 réfute les conclusions du rapport de l’ONU paru jeudi 4 août, à savoir que le mouvement rebelle a reçu un soutien de l’armée rwandaise sur le sol congolais, de novembre à juin derniers. Les précisions de Lawrence Kanyuka, porte-parole de la branche politique du groupe armé.

Lawrence Kanyuka, porte-parole de la branche politique du groupe armé, estime qu’il s’agit d’une manipulation de la part des Nations unies alors que la mission onusienne au Congo, la Monusco, est fragilisée en RDC. Il a été joint par Claire Fages, de la rédaction Afrique de RFI.

« Le 14 juin 2022, quand est sorti le rapport des experts des Nations unies, il n’y avait nulle part mention avec preuve de l’implication du Rwanda au côté du M23. Comment, après quelques jours, semaines, on arrive à insérer frauduleusement certains ajouts pour faire un clin d’œil au gouvernement congolais pour apaiser la colère des manifestants et faire ombrage à la situation de Kasindi où beaucoup de nos compatriotes ont été blessés, et d’autres morts sous les balles des Nations unies.»

RFI : Donc vous réfutez les conclusions de ce rapport ?

« Oui, nous les réfutons totalement, c’est quelque chose qui est fait à la hâte, quand on commence à refouler certains membres de la Monusco, (à les) expulser du pays ; et en même temps n’oublions pas que le gouvernement congolais lui-même monnaie un certain lobbyiste afin que la situation tourne en sa faveur. »

Le M23 réfute les conclusions du rapport

Selon Lawrence Kanyuka, le M23 sert de bouc-émissaire aux autorités congolaises avant les élections. Il attend que le gouvernement vienne à Bunagana pour y tenir des négociations, après l’échec du cessez-le-feu du mois d’avril.

« Nous ne nous battons pas pour conquérir des espaces. On a signé un cessez-le-feu unilatéral le 1er avril de cette année, mais le gouvernement congolais nous attaque tous les jours. Nous, nous défendons, et si le gouvernement le veut il n’a qu’à venir, il sait où nous trouver, on va dialoguer à Bunagana.

Quant à la question de savoir si on va libérer la ville de Bunagana, c’est une ville de la RDC et nous sommes des Congolais, certains d’entre nous y sont nés, nos parents y sont, donc on ne va pas la libérer, pour aller où ? C’est une ville congolaise, si le gouvernement congolais veut parler, il n’a qu’à venir à Bunagana.

(On nous présente) comme le bouc émissaire parce qu’il y a les élections qui arrivent ; on va créer le chaos, tout sera au nom du Rwanda, tout sera au nom du M23, donc ce sont les mauvais, c’est pourquoi il n’y a pas eu  les élections, on va voir les glissements… Toutes ces histoires nous les connaissons et nous ne voulons pas être le bouc émissaire, nous sommes prêts à travailler avec tout le monde pour mettre la paix et la sécurité dans notre pays.»

Des Congolais au poste frontière de Bunagana lors de l'arrivée du M23, le 7 juin 2022.Des Congolais au poste frontière de Bunagana lors de l’arrivée du M23, le 7 juin 2022. © BADRU KATUMBA/AFP

RFI

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