Laurent Wauquiez renonce à la présidence de LR et met le cap sur 2027

Laurent Wauquiez arrive au siège des Républicains à Paris, le 21 juin 2022, deux jours après le 2e tour des législativesLaurent Wauquiez arrive au siège des Républicains à Paris, le 21 juin 2022, deux jours après le 2e tour des législatives afp.com - Thomas COEX

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a renoncé dimanche à briguer la présidence des Républicains, tout en se positionnant pour construire une « alternative » en vue de l’élection présidentielle de 2027.

« Aujourd’hui, après avoir beaucoup réfléchi, j’ai décidé de ne pas être candidat à la présidence des Républicains », a annoncé l’ancien ministre des gouvernements Fillon dans un long texte publié sur Facebook, aux faux-airs de déclaration de candidature – précoce – à l’Elysée.

« Ce choix, je le fais parce que je crois qu’il faut consacrer toute son énergie à cette refondation à laquelle aspire notre pays. Une telle exigence ne supporte aucune dispersion. Il faut s’y donner totalement; il faut prendre de la distance avec le combat politicien », ajoute celui qui dirigea le parti de droite de 2017 à 2019.

« L’alternative que nous devons construire doit dépasser les questions d’appareils. J’ai la conviction que c’est le seul chemin qui permettra d’être au rendez-vous du grand choix démocratique de 2027. Il s’agit, ni plus ni moins, que de construire un changement de même nature que celui de 1958 », poursuit M. Wauquiez.

« Le sujet n’est ni Emmanuel Macron, ni Marine le Pen, le sujet c’est l’après », insiste l’élu de 47 ans.

LR doit réunir son congrès à l’automne pour désigner le successeur de Christian Jacob, qui a quitté la présidence du parti le 1er juillet après avoir occupé le poste durant trois ans. Il a été remplacé temporairement par la numéro deux, la députée du Doubs Annie Genevard.

M. Jacob avait fait de Laurent Wauquiez son favori pour lui succéder. Mais le président d’Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2016, qui a fait de cette région le laboratoire de ses ambitions nationales, a semble-t-il un autre agenda politique.

Sa décision devrait ouvrir la voie à la concurrence. Les noms du secrétaire général du parti Aurélien Pradié, député du Lot, de l’ancienne ministre Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, ou du maire de Cannes David Lisnard, président de l’Association des maires de France, ont circulé comme prétendants potentiels à la présidence des Républicains.

Ceux de Bruno Retailleau, François-Xavier Bellamy ou Éric Ciotti, trois proches de Laurent Wauquiez, ont également été évoqués.

LE JV2 AVEC AFP

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