Burkina: l’ancien président Blaise Compaoré a quitté Ouagadougou

L'ancien président du Burkina Faso Blaise Compaoré (à droite), au côté du nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lors d'une conférence de presse au palais présidentiel de Ougadougou, le 8 juillet 2022L'ancien président du Burkina Faso Blaise Compaoré (à droite), au côté du nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lors d'une conférence de presse au palais présidentiel de Ougadougou, le 8 juillet 2022 afp.com - Olympia DE MAISMONT

L’ex-président du Burkina Faso Blaise Compaoré a quitté Ouagadougou après un bref séjour pour une rencontre d’anciens chefs de l’Etat avec le nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, a appris l’AFP dimanche de sources gouvernementale et aéroportuaire.

Blaise Compaoré « a quitté Ouagadougou hier (samedi) soir et a regagné Abidjan avec sa famille, notamment son épouse et sa fille », a indiqué une source gouvernementale, saluant ses « efforts pour le retour de la paix au Burkina ».

Un avion de la République de Côte d’Ivoire « a décollé de la base aérienne » dans la soirée de samedi avec à son bord « la délégation de l’ancien président » Compaoré, a confirmé une source aéroportuaire.

M. Compaoré, président de 1987 à 2014, avant d’être contraint à l’exil en Côte d’Ivoire à la suite d’une insurrection populaire, était revenu jeudi à Ouagadougou pour la première fois depuis huit ans, suscitant une polémique au Burkina Faso.

Alors que pour ses sympathisants, ce retour nourrissait de véritables « espoirs de paix », des voix se sont élevées pour demander son arrestation, en exécution de sa condamnation par contumace, le 6 avril, à la prison à perpétuité pour son rôle dans l’assassinat de son prédécesseur, Thomas Sankara, lors du coup d’Etat qui l’avait porté au pouvoir en 1987.

M. Compaoré a participé vendredi à une rencontre avec un autre ancien président, Jean-Baptiste Ouedraogo (1982-1983), et le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a pris le pouvoir lors d’un putsch le 24 janvier.

A l’issue de la rencontre M. Damiba a appelé à « la cohésion sociale au regard de la situation difficile » que traverse leur pays en proie à la violence jihadiste.

MM. Compaoré et Ouedraogo ont de leur côté publié une déclaration dans laquelle ils ont appelé « au dépassement des clivages politiques, générationnels, ethniques, religieux et autres croyances traditionnelles » pour « rebâtir ensemble les fondements du pays dans un sursaut patriotique ».

Trois anciens présidents également invités, n’ont pas participé à la réunion.

Roch Marc Christian Kaboré, renversé en janvier, a été « physiquement empêché par un groupe d’individus de participer à la rencontre », selon M. Damiba.

Plusieurs de ses sympathisants ont manifesté vendredi matin devant son domicile à Ouagadougou, l’appelant à boycotter cette « mascarade ».

Egalement invités, Isaac Zida qui avait brièvement pris le pouvoir en 2014 et vit actuellement en exil au Canada, n’a pas pu venir « pour raisons administratives », selon M. Damiba, et Michel Kafando (2014-2015) pour « des raisons de santé ».

LE JV2 AVEC AFP

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