Près de 10% de la population mondiale souffre de la faim, alerte l’ONU  

Mardi 11 avril 2016. Un fermier édyptien tient sa fille dans ses bras. Ils sont allé à la rencontre d'un agent du FAO envoyé au nord-est du Caire, la capitale égyptienne. 
Mardi 11 avril 2016. Un fermier édyptien tient sa fille dans ses bras. Ils sont allé à la rencontre d’un agent du FAO envoyé au nord-est du Caire, la capitale égyptienne.  Amr Nabil / ASSOCIATED PRESSavec AFP

L’objectif de l’ONU d’éliminer la faim en 2030 s’éloigne de plus en plus, prévient mercredi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’organisme dresse un « sombre tableau » de la sécurité alimentaire mondiale en 2021. L’insécurité alimentaire avant même le début de la guerre en Ukraine. 

« Entre 702 et 828 millions de personnes ont été touchées par la faim en 2021 », soit environ 9,8% de la population mondiale, indiquent dans un rapport conjoint la FAO, le Fonds international pour le développement de l’agriculture (Fida), l’Unicef, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

C’est 46 millions de plus qu’en 2020, et 150 millions de plus qu’en 2019, deux années marquées par la pandémie de Covid-19, qui a durablement aggravé la faim dans le monde. 

Une « intensification » des moteurs d’insécurité alimentaire

Selon la FAO, « le monde s’éloigne de son objectif d’éliminer la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition sous toutes ses formes d’ici 2030 », comme le visait l’ONU avec son objectif de développement durable ODD-2 « Faim Zéro ». 

670 millions d’humains devraient toujours en souffrir d’ici la fin de la décennie, « un nombre similaire à 2015 », lorsque cet objectif a été fixé par la communauté internationale. Si des mesures drastiques ne sont pas prises d’ici là, « tous nos efforts auront simplement servi à juguler les effets des grandes crises que nous avons connues », regrette le président du Fida, Gilbert Houngbo, dans un entretien avec l’AFP. 

Les cinq organisations internationales s’inquiètent en effet d’une « intensification des principaux moteurs d’insécurité alimentaire et de malnutrition: les conflits, les évènements climatiques extrêmes et les chocs économiques ». 

« Un des enjeux, c’est l’aide au développement, même si nous savons très bien qu’elle ne saurait répondre à elle seule.  » Gilbert Houngbo, président du Fida

2,3 milliards en insécurité alimentaire grave ou modérée

« La question n’est pas de savoir si ces épreuves continueront d’advenir », concluent-elles, « mais comment prendre des mesures plus courageuses pour renforcer la résilience face aux chocs futurs », à l’image de la guerre en Ukraine, qui perturbe les chaînes d’approvisionnement et fait flamber les prix. « Un des enjeux, c’est l’aide au développement, même si nous savons très bien qu’elle ne saurait répondre à elle seule » aux besoins, relève Gilbert Houngbo. Le président du Fida appelle les pouvoirs publics à prendre des « mesures plus incitatives » afin d’encourager le secteur privé à soutenir l’innovation et la transformation des systèmes agricoles. 

Plus largement, 2,3 milliards de personnes ont souffert d’insécurité alimentaire grave ou modérée à un moment de l’année 2021, ce qui signifie qu’elles n’ont pas eu accès à une alimentation adéquate ou ont eu des difficultés à se nourrir pendant certaines périodes.

LE JV2 AVEC AFP

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