Guinée: la classe politique optimiste après la nomination de Boni Yayi comme médiateur


L'ex-président béninois et actuel médiateur de la Cédéao, Thomas Boni Yayi, ici lors de son arrivée à l'aéroport de Cotonou, au Bénin, le 20 novembre 2019. RFI/Jean-Luc Aplogan

Les chefs d’État de Cédéao, réunis dimanche 3 juillet en Sommet à Accra, ont condamné la durée de la transition de 36 mois proposés par les autorités de la transition en Guinée, mais l’organisation a nommé un nouveau médiateur, l’ancien président Béninois Thomas Boni Yayi, pour faciliter le dialogue avec Conakry. Une personnalité qui semble rassurer la classe politique guinéenne, qui à travers sa présence, espère pouvoir dire son mot sur la durée de la transition en Guinée.

À peine dévoilé, le nom du nouveau médiateur de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) suscite une vague d’optimisme.

Le parti de l’ancien président Alpha Condé, le RPG, avait jusque-là boudé les rencontres avec les autorités. Mais aujourd’hui, les militants de ce parti semblent rassurés : le RPG participera aux prochaines réunions, en espérant que la présence du médiateur parvienne à instaurer un dialogue « sincère et franc », selon les mots de Domani Doré, le porte-parole du RPG :

« Le plus important aujourd’hui, pour nous, c’est que la démarche dans le fond comme dans la forme puisse incarner ce que nous attendons, justement la possibilité pour nous de participer à un dialogue franc. Et cela suppose la libération d’incarcérés, l’arrêt des poursuites contre les cadres et les responsables de la classe politique. »

L’ancien président Thomas Boni Yayi « a un franc-parler et a déjà dirigé plusieurs missions électorales », explique un observateur.

L’UFDG, parti de Cellou Dalein Dialo, espère de son côté, pouvoir participer au débat sur la durée de la transition :

« Nous pensons que c’est un démocrate, qui se bat pour le respect de la démocratie, explique Aliou Condé, vice-président de l’UFDG. Surtout que, durant ses deux mandats, nous n’avons pas senti de velléités de vouloir garder le pouvoir, donc de vouloir un mandat de trop, nous pensons que c’est déjà un atout, donc quelqu’un qui respecte les règles et les principes pourrait nous aider aussi à les faire respecter et amener tout le monde dans une dynamique constructive qui nous permet de nous entendre sur les bonnes pratiques. »

Sur cette lancée, le FNDC a décidé de renoncer à son projet d’organiser des manifestations, pour laisser une chance au dialogue d’aboutir.

« La Cédéao a répondu aux deux préalable du FNDC. » Ibrahima Diallo, responsable des opérations du FNDC

RFI

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