Après la reconnaissance du bitcoin, la Centrafrique lance sa cryptomonnaie, le sango


La Centrafrique est un des rares pays à avoir reconnu le bitcoin comme une des monnaies officielles, et le pays lance désormais sa propre cryptomonnaie: le sango. (image d'illustration) AP - Kin Cheung

La République centrafricaine lance officiellement dimanche 3 juillet le « projet sango » : c’est le nom de la cryptomonnaie voulue par le président Faustin Archange Touadéra, dans le sillage de l’adoption du bitcoin comme monnaie officielle fin avril. Le chef de l’État devrait prendre la parole sur la plateforme dédiée à cette nouvelle monnaie, qui serait adossée aux vastes ressources naturelles du pays.

« La cryptomonnaie est révolutionnaire, elle va démocratiser la démocratie » : c’est dans une vidéo de six minutes chantant à la fois ses louanges, celles de la Centrafrique et des cryptomonnaies, que Faustin-Archange Touadera donne rendez-vous pour le lancement officiel du Sango.

Attendu en ligne dimanche soir sur la plateforme dédiée, le chef de l’État sera accompagné de quatre ministres et de quatre conférenciers présentés comme des spécialistes du blockchain, la technologie censée préserver la sécurité et le stockage des cryptomonnaies.

Une « île de la crypto »

Avec l’argent des investisseurs, le « projet sango » transformerait l’île des Singes, située face à la capitale sur la rivière Oubangui, en « île de la crypto » : une zone franche sans taxes où palaces, casinos, grand stade et parc aquatique verraient le jour.

La valeur du sango serait garantie par les multiples ressources minières centrafricaines. Les partisans du projet affirment qu’il permettra de faire entrer des capitaux dans le pays, et d’investir massivement dans les infrastructures.

Mais ses détracteurs le jugent irréaliste, voir soupçonnent qu’il servirait à blanchir des fonds mal acquis en provenance des quatre coins du monde.

« Mon rêve c’est de voir que le Centrafricain puisse bien vivre sur son sol, vraiment y rêver », poursuit le président sur la vidéo, avant une voix invitant, en anglais : « Faites partie d’un moment de l’histoire, du rêve d’un président, la reconstruction de la République centrafricaine. »

RFI

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