Centrafrique : l’ONU appelle à des «mesures dissuasives» contre ceux qui empêchent la paix

La cheffe de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), la Rwandaise Valentine Rugwabiza@MINUSCA

La cheffe de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), la Rwandaise Valentine Rugwabiza, a réclamé mercredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU «l’adoption de mesures consensuelles dissuasives» contre les parties qui ne respectent pas leurs engagements en faveur de la paix.

«La cessation des hostilités sur toute l’étendue du territoire centrafricain reste à la fois un objectif immédiat et un gage de crédibilité de la Feuille de route conjointe pour la paix en République centrafricaine», a ajouté l’émissaire, en fonction depuis quelques mois. Valentine Rugwabiza a rappelé «la persistance de violations du cessez-le-feu par toutes les parties qui poursuivent leurs opérations et actes de belligérances» et «qui exposent les populations civiles à la violence». Concernant les enquêtes de la Minusca sur des exactions et meurtres de civils présumés, notamment par les forces gouvernementales et leurs alliés paramilitaires russes de la compagnie privée Wagner, la responsable a promis que «les rapports compilés et finalisés par la Minusca feront l’objet d’une publication après consultation avec le gouvernement».

Dans un rapport mi-février, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait dénoncé des exactions commises par les forces nationales et leurs soutiens étrangers, une allusion à Wagner. En 2021, l’ONU les avait déjà accusés de violations des droits humains, tout comme elle reproche régulièrement aux rebelles des atrocités contre les civils. La Minusca enquête notamment sur des opérations de l’armée et Wagner contre des rebelles présumés entre le 16 et le 18 janvier près de Bria, à 600 km au nord-est de Bangui, ayant tué une vingtaine de civils, ainsi que les 11 et 12 avril dans les villages de Gordil et Ndah, à plus de 1000 km au nord-est de Bangui, où entre 10 et 15 civils auraient été abattus.

Les Casques bleus de l’ONU – 14.000 aujourd’hui chargés en priorité de protéger les civils – sont en Centrafrique depuis avril 2014. Leur déploiement visait à mettre fin à la sanglante guerre civile déclenchée en 2013 après un coup d’Etat contre le président François Bozizé. Depuis début 2021, les forces centrafricaines et leurs alliés russes ont refoulé les rebelles d’une grande partie des territoires et villes qu’ils contrôlaient, sans toutefois pouvoir y réinstaller partout et durablement la présence et l’autorité de l’État.

LE JV2 AVEC AFP

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