Soudan: des centaines de manifestants appellent au départ du représentant de l’ONU

Manifestation devant la mission de l'ONU pour demander le départ de son représentant, le 1er juin 2022 à Khartoum, au SoudanManifestation devant la mission de l'ONU pour demander le départ de son représentant, le 1er juin 2022 à Khartoum, au Soudan afp.com - Ebrahim Hamid

Des centaines de manifestants soudanais se sont rassemblés mercredi devant la mission de l’ONU à Khartoum appelant au départ de l’émissaire onusien Volker Perthes, a constaté un correspondant AFP sur place.

De nombreux partisans de groupes islamistes participaient au rassemblement, qui survient alors que le Conseil de sécurité de l’ONU devait se pencher sur la prolongation de la mission des Nations unies au Soudan au-delà du terme de son mandat, initialement fixé au 3 juin.

L’émissaire de l’ONU a pour mission d’oeuvrer au règlement de la profonde crise politique dans laquelle est plongé le Soudan depuis le coup d’Etat du chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, en octobre 2021.

« Volker tu es Allemand, la solution vient du Soudan », scandaient mercredi les manifestants devant le siège de la mission des Nations unies à Khartoum, d’autres appelant au départ de l’émissaire de l’ONU.

Les Nations unies, ainsi que l’Union africaine –qui a suspendu le Soudan–, plaident pour un dialogue entre toutes les forces politiques, sous peine de voir le pays sombrer définitivement « sur les plans économique et sécuritaire ».

Les militaires ne cessent d’appeler à l’expulsion de Volker Perthes. Et mardi, le leader islamiste Mohamed Ali al-Jazouli accusait l’émissaire de l’ONU d' »ingérence » dans les affaires soudanaises, lors d’un séminaire intitulé « l’impact négatif de la mission de l’ONU sur le dialogue national au Soudan ».

La communauté internationale fait du retour des civils au pouvoir la condition sine qua non pour la reprise de son aide au pays, l’un des plus pauvres au monde.

Elle réclame également la fin d’une répression qui a déjà fait une centaine de morts dans les rangs des manifestants pro-démocratie et des centaines d’arrestations.

Le général Abdel Fattah al-Burhane a levé dimanche l’état d’urgence qu’il avait imposé au Soudan lors de son putsch du 25 octobre.

Il s’agit d’une main tendue « pour créer l’atmosphère nécessaire à un dialogue fructueux et significatif pour la stabilité durant la période de transition », selon un communiqué officiel.

La transition vers la démocratie a été lancée en 2019 au Soudan, quand militaires et civils se sont entendus pour partager le pouvoir le temps de mener le pays vers ses premières élections démocratiques après 30 années de dictature militaro-islamiste d’Omar el-Béchir, déposé par l’armée sous la pression de la rue.

LE JV2 AVEC AFP

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