Des acteurs du secteur du bitcoin achèvent une mission en Centrafrique


La RCA est le deuxième pays au monde après le Salvador et le premier pays en Afrique à faire du bitcoin une monnaie officielle. (image illustration) AFP/File

Retour de mission après plusieurs jours passés à Bangui pour la délégation de spécialistes du bitcoin. Les membres de la délégation sont venus de la Belgique, du Canada, de la France, de la Suisse, du Salvador et du Cameroun. Jean-Marie Cambacérès ancien député, ancien président de la section affaires européennes et internationales du Conseil économique, social et environnemental français (CESE) était également du voyage.

La RCA est le deuxième pays au monde après le Salvador et le premier pays en Afrique à faire du bitcoin une monnaie officielle. Sur invitation du président du Conseil économique et social centrafricain, ils ont notamment été reçus par le président Touadéra et ont tenu une conférence au Palais de la Cemac à Bangui. Objectif, selon le communiqué de presse du président du Conseil économique et social de Centrafrique : « échanger avec l’élite nationale, la société civile et communiquer avec la communauté nationale sur la cryptomonnaie »

« On a fait ce qu’on avait à faire, c’est-à-dire expliquer à la société civile comment télécharger un wallet lightning, comment s’échanger des pensions de bitcoin, explique Sebastien Gouspillou, à la tête de la délégation et président de BigBlock Green Service. On a fait une cession de formation en fait… Et puis surtout on a pris contact avec les autorités pour voir où ils en étaient, comment ils étaient organisés pour la mise en place de l’adoption de bitcoin comme monnaie légale dans le pays, quelles étaient les infrastructures, les projets pour les améliorer, on a fait un point assez complet. »

Selon ces convaincus, le bitcoin peut répondre à certaines difficultés telles que le faible taux de bancarisation dans le pays ou l’accès aux liquidités qui est régulièrement problématiques. Un projet ambitieux dans ce pays où environ 15% de la population à accès à l’électricité, et où un Centrafricain sur dix est connecté à l’internet.

« Ça ne se fera pas en un jour, pointe Sébastien Gouspillou. C’est un challenge qui sera très compliqué, mais c’est ce qui nous intéresse aussi. Donc, il y a également des difficultés, mais on est très optimistes pour qu’on puisse réussir à aller au-delà de ces difficultés, à réussir le pari du président Touadéra. »

« Pour nous, l’économie formelle n’est plus une option. Une bureaucratie impénétrable nous maintient bloqués », a déclaré le président Touadéra. Son ministre des Finances communiquait quelque temps plus tôt sur la situation « très préoccupante » des trésoreries de l’État.

LE JV2 AVEC AFP

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