Burkina Faso: des organisations demandent la libération de l’ancien président Kaboré


Le président Roch Marc Christian Kaboré à Paris, lors d'une conférence sur le Sahel, le 12 novembre 2021. AP - Michel Euler

En résidence surveillée depuis sa chute le 24 janvier dernier, le gouvernement de la transition avait annoncé sa libération, mais ses proches estiment que sa séquestration continue. Pour ses partisans, sa situation s’apparente à une prise en otage.

Au Burkina Faso, plusieurs organisations de la société civile ont mis en place une coordination pour exiger la libération de l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré. Elles entendaient organiser un grand rassemblement, non loin du domicile de l’ex-président, dans le quartier Patte d’Oie à Ouagadougou, mais suite à une interdiction de manifester, leur militants se sont retrouvés dans une grande salle de conférence de la capitale pour une assemblée générale.

Face au public, le porte-parole de la coordination a dénoncé les conditions de vie de l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré, qui n’a pas une totale liberté de mouvements, depuis sa chute le 24 janvier 2022. Selon Désiré Guinko, c’est une prise en otage de l’ex-président Kaboré, et elle doit immédiatement prendre fin. « La libération réelle et totale du président Kaboré demeure pour nous et pour l’ensemble des filles et des fils de ce pays une question non négociable. Elle doit prendre fin immédiatement. Ce n’est point en prenant en otage un ancien chef d’État qu’on arrivera à résoudre les problèmes du pays. »

À l’image de Clarisse Diasso, des centaines de femmes se sont mobilisées aux cotés de la coordination, dans son combat pour exiger la libération de l’ex-président burkinabè : « Nous on ne sait pas ce qu’on lui reproche. Depuis quatre mois, on n’a pas pu nous dire voilà, c’est pour telle chose ou telle chose qu’il est détenu. S’il n’y a pas de preuve, qu’on le libère. C’est un citoyen comme les autres. »

Les responsables de la coordination des organisations pour la libération de Roch Marc Christian Kaboré menacent d’étendre leur lutte pacifique dans les 45 provinces du pays, si l’ancien président n’est pas libre dans un bref délai.

RFI

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