Nigeria: Antonio Guterres appelle à un retour « sûr » et « digne » des déplacés

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres (d) et le gouverneur de l'Etat du Borno, Babagana Zulum (g), le 3 mai 2022 à Maiduguri, au NigeriaLe secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres (d) et le gouverneur de l'Etat du Borno, Babagana Zulum (g), le 3 mai 2022 à Maiduguri, au Nigeria afp.com - Kola Sulaimon

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé mardi à un retour « sûr » et dans la « dignité » des déplacés au Nigeria lors d’une visite dans le nord-est du pays, où une insurrection jihadiste fait rage depuis une décennie.

« La solution est de créer des conditions sûres, des conditions de développement pour qu’ils puissent rentrer chez eux en sécurité et dans la dignité », a insisté M. Guterres lors d’une conférence de presse.

M. Guterres, qui a atterri en début d’après-midi à Maiduguri, dans l’Etat du Borno, épicentre de l’insurrection jihadiste, a fait cette déclaration après avoir visité un camp de déplacés.

Interrogé par un journaliste sur cette visite, M. Guterres a lancé : « Bien sûr que les conditions dans un camp de déplacés (…) ne sont pas bonnes. J’ai été haut commissaire pour les réfugiés. Je n’ai jamais vu un camp de réfugiés ou de déplacés où j’aimerais vivre avec ma famille. »

« Voilà pourquoi faisons ce que nous devons faire concernant l’aide humanitaire à ces camps » tout en veillant par ailleurs à assurer le développement et la sécurité, a-t-il insisté.

A l’écart des journalistes, le chef de l’ONU a également visité un camp de réhabilitation d’ex-combattants jihadistes.

Il a plaidé à ce sujet pour « la réintégration de ceux qui, dans un moment de désespoir, sont devenus des terroristes et qui souhaitent désormais être des citoyens » pour favoriser la paix.

Avant de s’envoler pour le Nigeria, M. Guterres était allé dans la matinée à la rencontre de déplacés et réfugiés dans l’ouest du Niger. Cette tournée régionale doit s’achever mercredi.

Fin mars, plus de 4.000 Nigérians qui avaient fui les exactions des groupes jihadistes Etat islamique et Boko Haram sont rentrés chez eux malgré l’insécurité et des services quasi-inexistants dans la région.

Née en 2009, l’insurrection jihadiste dans le nord-est a fait plus de 40.000 morts et 2.2 millions de déplacés.

LE JV2 AVEC AFP

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