« Hitler aussi avait du sang juif », la sortie de Sergueï Lavrov qui fait bondir Israël et Kiev

Le ministre français des Affaires étrangères  russe Sergueï Lavrov  /Photo prise le 21 février 2022/REUTERS/Russian Foreign Ministry RUSSIAN FOREIGN MINISTRY

Je peux me tromper, mais Hitler avait aussi du sang juif », a dit, dimanche, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. © Service de presse du ministère russe des Affaires étrangères, AP

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a provoqué l’indignation de ses homologues israélien et ukrainien après avoir déclaré dimanche, en évoquant Volodymyr Zelensky, qu’Hitler « avait du sang juif ». L’ambassadeur de Russie en Israël a été convoqué.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, a convoqué lundi 2 mai l’ambassadeur de Russie pour obtenir des « clarifications » après les propos tenus par son homologue russe, Sergueï Lavrov.

Le président ukrainien Volodymyr « Zelensky fait valoir cet argument : comment le nazisme peut-il être présent [en Ukraine] s’il est lui-même juif. Je peux me tromper, mais Hitler avait aussi du sang juif », a dit Sergueï Lavrov dimanche soir lors d’un entretien accordé à la télévision italienne.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, Israël a tenté de maintenir un équilibre délicat entre Kiev et Moscou, mais cette remarque de Sergueï Lavrov a suscité l’indignation. « Les propos du ministre Lavrov sont à la fois scandaleux, impardonnables et une horrible erreur historique », a condamné Yaïr Lapid dans un bref communiqué.

La Russie a répété à maintes reprises vouloir « démilitariser » et « dénazifier » l’Ukraine, une ancienne république soviétique ayant désormais à sa tête des dirigeants pro-occidentaux.

Des propos « délirants et dangereux »

Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a, de son côté, dénoncé l’utilisation de la Shoah comme « outil politique ». « Aucune guerre n’est comparable à la Shoah… l’utilisation du génocide juif comme outil politique doit cesser immédiatement », a-t-il indiqué, selon un communiqué de son bureau.

Le président de Yad Vachem, le mémorial israélien de la Shoah, Dani Dayan, a lui aussi condamné la remarque de Sergueï Lavrov, estimant qu’il s’agissait de « propos sans fondement, délirants et dangereux ».

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a lui déploré que « Sergueï Lavrov ne puisse cacher l’antisémitisme profondément enraciné au sein des élites russes ». « Ces propos odieux sont offensants pour le président Zelensky, l’Ukraine, Israël et le peuple juif », a-t-il écrit sur Twitter.

« Les propos ouvertement antisémites de Lavrov (…) sont une autre preuve que la Russie est le successeur de l’idéologie nazie », a insisté Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne, .

Pour le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, « l’antisémitisme de la Russie devient de plus en plus visible » et « est révélateur des théories du complot sur lesquelles les régimes dictatoriaux sont toujours construits ».

Une déclaration jugée « absurde » par l’Allemagne

Selon le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Hebestreit, cette déclaration est « absurde » et « la propagande russe diffusée par Sergueï Lavrov n’a pas besoin d’être commentée ».

Dans un discours fin mars aux élus du Parlement israélien, Volodymyr Zelensky avait appelé Israël à « faire un choix » en soutenant l’Ukraine face à la Russie et demandé à l’État hébreu de lui fournir des armes.

Israël a notamment fourni des équipements de protection à l’Ukraine mais n’a pas récemment envoyé d’armes, ont indiqué des responsables israéliens.

LE JV2 AVEC AFP

Un commentaire

  1. « certains des plus grands antisémites étaient eux-mêmes juifs »
    Rien de plus vrai ! Cependant, allons plus loin que Lavrov, et donnons une explication à cette affirmation.
    Pendant 516 ans, c’est-à-dire depuis la mort de Myriam jusqu’à la mort de Salomon (975 ans avant notre ère), le peuple d’Israël ne forma qu’une nation. C’est sous le régime gynécocratique que le peuple d’Israël avait existé jusque-là, et c’est sur ces fondements que nous allons voir Salomon étayer sa puissance et régner en homme, c’est-à-dire en conquérant cherchant à agrandir son royaume et en ambitieux cherchant à augmenter sa fortune.
    C’est après la mort de Salomon que la nation se divisa en deux Royaumes. C’est ce qu’on appelle « le schisme de Juda ». Le pouvoir ainsi divisé amena la division de toutes les institutions qui régissent la vie morale.
    C’est à partir de ce moment que la tribu de Juda prend de l’importance et que le nom qu’elle se donne, « Iehoudim » ou « Yehudim », figure dans l’histoire. Dans le « Livre des Rois », on trouve ce nom pour la première fois pour désigner les révoltés de Juda.
    C’est de ce nom qu’on fera « Judæi », et de Judæus, qui signifie « de la Judée », on fera Juif.
    C’est ainsi que la première tribu révoltée, Juda, laissera dans l’histoire un nom synonyme de trahison
    Au commencement du Moyen Âge, les Israélites dispersés s’étaient répandus sur toute l’Europe. On les appelait Juifs, quoique les vrais Juifs eussent presque tous passé au Catholicisme, et fussent devenus les plus ardents adversaires des anciens représentants des tribus d’Israël. Ce sont les Juifs christianisés, par ironie sans doute, qui donnaient aux Israélites leur nom de Juifs qui était discrédité et détesté partout.
    Aussi, il ne faut pas confondre les Juifs et les Israélites, comme sans doute le faisaient les Romains, et comme le font encore presque tous les historiens modernes. Les Sémites formaient deux partis en lutte. Les Israélites restèrent toujours séparés du monde juif, qui représentait pour eux l’usurpation du pouvoir religieux ; ils gardaient fidèlement leurs principes théogoniques et leur grande loi morale.
    La confusion qui s’établit entre les Juifs et les Israélites commence au premier siècle.
    Les Juifs, qui sont partout méprisés, se font appeler « fils d’Israël », croyant par cette supercherie reconquérir l’estime perdue. C’est ceux là que Voltaire prend à parti lorsqu’il écrit : « Les juifs ne sont qu’un peuple ignorant et barbare qui allie depuis longtemps la plus répugnante avarice et la plus abominable superstition à une haine inextinguible pour tous les peuples qui les tolèrent et grace auxquels ils s’enrichissent. ».
    Pour comprendre la persécution dirigée contre les Sémites, il faut savoir que ce sont les Israélites féministes qu’on persécute, et non les Juifs qui les ont renversés pour établir un régime masculiniste. Ces précisions sont susceptibles d’apporter un éclairage nouveau sur certains évènements tragiques de l’histoire, notamment ceux ayant eu lieu au cours de ces trois derniers siècles, et aussi sur l’utilisation abusive, voire la manipulation aujourd’hui, autour de l’argument, devenu l’argutie, de l’« antisémitisme », brandit à tout propos et en toute occasion par l’oligarchie « masculiniste » et toutes ses marionnettes.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/delisraelismeaujudaisme.html

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