Climat: depuis le Sénégal, Antonio Guterres exhorte les pays riches à «passer aux actes»


Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres  et  le président Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine. le 30/05/2022 AFP
« Il est temps de tenir la promesse des 100 milliards de dollars par an faite à Paris », a pointé Antonio Guterres.

Il est temps d’agir. Ce dimanche depuis Dakar, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exhorté les pays riches à « passer aux actes » face à l’urgence climatique et à s’acquitter de leurs promesses d’aide financière aux pays en développement.

« Il est temps de passer aux actes. Il est temps de tenir la promesse des 100 milliards de dollars par an faite à Paris », a-t-il déclaré depuis le Sénégal, dans une référence à l’engagement pris par les pays développés, mais à ce jour non tenu, d’accorder collectivement cette somme aux pays du Sud à partir de 2020 pour les aider à financer leur transition écologique et à s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique.

Les pays africains « les premières victimes »

Le secrétaire général de l’ONU a fait cette déclaration après avoir rencontré le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA) au premier jour d’une tournée régionale devant le conduire également au Niger et au Nigeria.

« L’urgence climatique […] accroît le risque sécuritaire », a déclaré Antonio Guterres alors que l’Afrique de l’Ouest, fragilisée par la crise sahélienne a été déstabilisée encore un peu plus par les coups d’Etat militaires survenus successivement depuis 2020 au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.

« Les pays africains, qui ne sont pourtant pas responsables [du changement climatique], en sont souvent les premières victimes », a ajouté le chef de l’ONU, jugeant « essentiel que la moitié des financements climatiques soit consacrée aux programmes d’adaptation et de résilience afin de venir en aide aux communautés vulnérables ».

La promesse d’un financement de 100 milliards par an des pays développés à destination des pays pauvres à partir de 2020 a été prise lors de la signature, en 2015, de l’accord international sur le climat de Paris visant à limiter le réchauffement de la planète.

Selon un rapport commandé par la présidence, britannique, de la dernière conférence des parties sur les changements climatiques (COP26), qui s’est tenue à Glasgow en novembre 2021, cet objectif pourrait être atteint avec trois ans de retard, en 2023.

LE JV2 AVEC AFP

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