France: disparition de Bernard Pons, ancien ministre et secrétaire général du RPR

Bernard Pons le 17 octobre 1981 entouré de Charles Pasqua (d) et Claude Labb à Paris
Bernard Pons le 17 octobre 1981 entouré de Charles Pasqua (d) et Claude Labb à Paris afp.com – PIERRE GUILLAUD

Membre de plusieurs gouvernements, il a également obtenu plusieurs mandats de députés, dans le Lot, en Essonne et à Paris.

Bernard Pons, l’ancien ministre, élu député à six reprises et secrétaire général du RPR (ex-UMP), est décédé à l’âge de 95 ans, a indiqué sa famille à l’AFP, mercredi 27 avril. Le natif de Béziers a notamment été ministre de l’Équipement, du Logement, des Transports et du Tourisme (1995-1997), sous la présidence de Jacques Chirac, et député à plusieurs reprises, élu dans le Lot, l’Essonne et à Paris. Bernard Pons a également participé à la fondation du RPR, dont il a été le secrétaire général, entre 1979 et 1984.

«La disparition de Bernard Pons marque la fin d’une époque. Celle des grands moments de compagnonnage, de la politique épique, du gaullisme triomphant. J’aimais beaucoup cet homme qui a tant donné à sa famille politique», a tweeté Nicolas Sarkozy. Né le 18 juillet 1926, le médecin généraliste Bernard Pons avait débuté en 1967 dans le Lot une longue carrière politique où il a occupé le fauteuil de député, secrétaire d’État et ministre dans différents gouvernements de droite. Pugnace et enthousiaste, le «docteur Pons» avait ensuite été député de l’Essonne puis de Paris, de 1981 à 2002. Jacques Chirac le fait élire au Conseil de Paris en 1983 dans le 17e arrondissement. Il est secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture dans les gouvernements Chaban-Delmas et Messmer, de 1969 à 1973, mais ne participe pas aux gouvernements du septennat de Valéry Giscard d’Estaing qu’il critiquera durement.

Fidèle de Jacques Chirac, Bernard Pons devient secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR, créé par M. Chirac en 1976) de 1979 à 1984 puis, en 1988, président du groupe RPR à l’Assemblée. Il a été ministre des DOM-TOM en 1986, un mandat marqué par le massacre de la grotte d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, qui fait 21 morts (19 Kanaks et 2 militaires) entre les deux tours de la présidentielle de 1988, et dont on lui fera porter la responsabilité. Il a également été ministre des Transports de 1995 à 1997.

Ce père de quatre filles, qui a longtemps partagé sa vie entre la métropole et la Martinique, avait rompu avec Jacques Chirac sur la fin de sa carrière politique. «Je l’ai cru longtemps ouvert, attentif, généreux, fidèle en amitié. Je constate aujourd’hui qu’il en est autrement», affirmait-il en 2005 au Parisien

LE JV2 AVEC AFP

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