Marioupol résisterait toujours au contrôle russe, selon Volodomyr Zelensky

Des militaires de la milice de la République populaire de Donetsk passent devant des immeubles d'appartements endommagés près de l'usine métallurgique d'Illich Iron & Steel Works, la deuxième plus grande entreprise métallurgique d'Ukraine, dans une zone contrôlée par les forces séparatistes soutenues par la Russie à Marioupol, en Ukraine, samedi, 16 avril 2022.Des militaires de la milice de la République populaire de Donetsk passent devant des immeubles d'appartements endommagés près de l'usine métallurgique d'Illich Iron & Steel Works, la deuxième plus grande entreprise métallurgique d'Ukraine, dans une zone contrôlée par les forces séparatistes soutenues par la Russie à Marioupol, en Ukraine, samedi, 16 avril 2022.(AP Photo/Alexeï Alexandrov)

La ville stratégique de Marioupol serait sous le contrôle de l’armée russe selon le Kremlin. Pour Kiev, la ville portuaire de l’est du pays résisterait toujours grâce aux combattants ukrainiens. La bataille serait toujours en cours a affirmé le président Zelensky qui affirme avoir besoin d’une aide de  7 milliards de dollars par mois pour compenser les pertes économiques du pays.

Le port stratégique de Marioupol, que Moscou assure avoir « libéré », résiste encore aux forces russes, affirme Kiev, selon qui des combattants ukrainiens continuent de défendre avec acharnement l’immense complexe métallurgique Azovstal où sont également retranchés des civils.

« Il n’y a pas un seul bâtiment non endommagé à Marioupol. Une ville littéralement brûlée », s’est indigné jeudi 21 avril le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un discours prononcé devant le parlement du Portugal.

Vue du théâtre de Marioupol endommagé lors des combats à Marioupol, dans le territoire sous le gouvernement de la République populaire de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, le lundi 4 avril 2022. (AP Photo/Alexei Alexandrov)

Vue du théâtre de Marioupol endommagé lors des combats à Marioupol, dans le territoire sous le gouvernement de la République populaire de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, le lundi 4 avril 2022. (AP Photo/Alexei Alexandrov) (AP Photo/Alexei Alexandrov)

« Pendant plus d’un mois, les troupes russes ont assiégé Marioupol (…) Des centaines de milliers de civils étaient (coincés) là, sans nourriture, sans eau, sans médicaments. Sous des bombardements constants », a-t-il relaté.

La chute totale de Marioupol, un grand port industriel sur la mer d’Azov devenu ville-martyre et champ de ruines après bientôt deux mois de pilonnage et de siège russes, constituerait une victoire importante pour Moscou, qui cherche à créer un pont terrestre reliant la Crimée annexée en 2014 avec les zones séparatistes pro-russes dans la région du Donbass.

Volodymyr Zelensky ne s’est pas déclaré vaincu, assurant que la bataille était toujours en cours. 

« Ils ne peuvent que retarder l’inévitable – le moment où les envahisseurs devront quitter notre territoire, en particulier Marioupol, une ville qui continue de résister à la Russie, malgré tout ce que disent les occupants », a-t-il dit dans une allocution vidéo.

03h00 TU. Des corps exhumés au centre d’enquêtes sur des « atrocités ».

Les sépultures de fortune découvertes à proximité d’un hôpital de la ville dévastée de Borodianka, près de Kiev, ont livré leurs secrets aux experts enquêtant sur les accusations de crimes de guerre portées contre les troupes russes. Les autorités ont déclaré que neuf cadavres de civils, dont beaucoup ont été abattus, avaient été exhumés de ces tombes.

Les enquêteurs ont rassemblé plus de 1.000 corps de civils dans des rues, des cours ou des sépultures improvisées dans les environs de la capitale ukrainienne, dont certains avaient les mains et les pieds liés ou des blessures par balle dans la nuque, ont expliqué jeudi 21 avril, des responsables.

Cette enquête s’inscrit dans le cadre de la documentation de ce qu’Oleksandre Pavliouk, chef de l’administration militaire régionale de Kiev, a qualifié d' »atrocités » commises à la suite de l’invasion des troupes russes, qui ont par le suite été contraintes de se retirer de la région. « On enquête sur tout ça », a déclaré Oleksandre Pavliouk aux journalistes. « On n’a pas le nombre définitif des civils tués ».

« Les experts médico-légaux sont en train d’examiner les corps, mais ce que nous avons vu, ce sont des mains liées derrière le dos, des jambes attachées et des balles tirées à travers les membres et à l’arrière de la tête », a-t-il ajouté.

Des enquêteurs français ont déjà commencé à apporter leur aide dans la ville voisine de Boutcha, un lieu devenu synonyme d’allégations de brutalités infligées sous l’occupation russe.

L’offensive de la Russie et les accusations de violences à l’égard des civils qui ont suivi ont entraîné une condamnation internationale ainsi que des sanctions économiques sans précédent.

LE JV2 AVEC AFP

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