Niger: le ministre de la Communication écroué pour détournement présumé de fonds publics

Le président Mohamed Bazoum, à Glasgow le 1er novembre 2021Le président Mohamed Bazoum, à Glasgow le 1er novembre 2021 afp.com - YVES HERMAN

Le ministre nigérien de la Communication, Mahamadou Zada, a été écroué mardi pour son implication présumée dans une affaire de détournement de trois milliards de FCFA (plus de 4,5 millions d’euros) lorsqu’il dirigeait une entreprise publique entre 2013 et 2021, a appris mercredi l’AFP de source judiciaire.

Mahamadou Zada, mommé ministre en avril 2021 par le président Mohamed Bazoum, a été « auditionné par un juge du pôle économique et financier de Niamey » qui a ordonné « son incarcération à Kollo », une ville située à une cinquantaine de km au sud de la capitale, selon cette source.

Les détournements de fonds publics auraient été commis quand M. Zada se trouvait à la tête de la Société de patrimoine des mines du Niger (Sopamin) entre 2013 et 2021, a-t-elle ajouté. Cette société gère les participations de l’Etat nigérien dans les sociétés minières opérant dans le pays, dont l’uranium.

Le scandale a éclaté lorsque la direction de Taanadi, une institution locale de micro-financement, a écrit il y a un an à la Sopamin pour lui notifier ne pas avoir retrouvé trace dans ses livres comptables d’un dépôt de trois milliards de FCFA annoncé par la Sopamin, selon la presse ngérienne.

Cette société publique avait été déjà impliquée dans un scandale lié au commerce international d’uranium organisé par le groupe français Areva (actuel Orano) portant sur la vente à l’automne 2011 d’une importante quantité d’uranium pour un montant de 320 millions de dollars.

Le président Bazoum, qui a fait de la lutte contre la corruption une de ses principales priorités, a récemment indiqué qu' »une trentaine de hauts cadres de l’Etat, coupables de malversation ou détournement, croupissent actuellement en prison et y resteront longtemps ».

En 2020, une affaire de surfacturations d’achats et de livraisons non effectuées d’équipements militaires, pour un montant de 39,4 milliards de FCFA (59,4 millions d’euros), avait déjà fait grand bruit au Niger.

Un procès sur cette affaire doit se tenir à une date non encore fixée.

LE JV2 AVEC AFP

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