Afrique du Sud: le chef de la Commission d’enquête anticorruption prend la tête de la Cour constitutionnelle


Le juge Raymond Zondo ouvre la première audience publique de la Commission d'enquête sur la présumée corruption d'Etat sous la présidence de Jacob Zuma en Afrique du Sud, à Johannesburg, le 20 août 2018 afp.com - GULSHAN KHAN

Le juge Raymond Zondo, qui a dirigé la commission d’enquête sur la corruption d’Etat en Afrique du Sud sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018), a été nommé jeudi à la tête de la Cour constitutionnelle du pays.

M. Zondo, déjà vice-président de la Cour, la plus haute juridiction du pays, a été promu par le chef de l’Etat Cyril Ramaphosa, successeur de M. Zuma, à l’issue de longues auditions télévisées, en février, des quatre candidats au poste.

« Le président de la Cour constitutionnelle est le défenseur des droits de tous les Sud-Africains et porte la responsabilité d’assurer l’égal accès à la justice », a déclaré le président Ramaphosa dans un communiqué annonçant la nomination du juge Zondo.

« Je suis pleinement confiant que le juge Zondo s’acquittera avec honneur de cette fonction », a-t-il ajouté.

M. Zondo prendra ses fonctions le 1er avril, alors que la Commission qu’il préside préparera son quatrième et dernier rapport.

La Cour constitutionnelle n’a jamais dévié de sa position intransigeante exigeant de M. Zuma qu’il obtempère aux injonctions de la Commission d’enquête. Quand l’ancien chef de l’Etat a refusé de témoigner en juillet 2021, la Cour constitutionnelle a ordonné son incarcération durant 15 mois pour outrage.

L’emprisonnement de M. Zuma a déclenché des manifestations dégénérant en émeutes et pillages qui ont fait plus de 350 morts, les pires violences dans le pays depuis la fin du régime d’apartheid.

M. Zuma a été libéré pour raisons médicales en septembre, après seulement deux mois de détention.

La Cour constitutionnelle devrait étudier d’autres affaires impliquant M. Zuma, les trois rapports déjà publiés par la commission d’enquête présidée par M. Zondo ayant posé des bases légales dont s’est emparé le Parquet.

M. Zuma a été contraint en 2018 à la démission après la révélation d’une série de scandales. Son successeur Cyril Ramaphosa a promis d’éradiquer la corruption.

LE JV2 AVEC AFP

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