Ukraine: Joe Biden prêt à des sanctions contre Vladimir Poutine

Le président américain Joe Biden s’adresse aux journalistes à Washington, le 25 janvier 2022. AP – Andrew Harnik

Joe Biden le répète maintenant depuis des semaines : si la Russie envahit l’Ukraine, elle devra faire faire à des sanctions économiques jamais vues. Les États-Unis étudient aussi la réponse à apporter à une éventuelle coupure du gaz russe à destination de l’Europe.

« Nous n’avons pas l’intention de déployer des forces américaines ou de l’Otan en Ukraine », a déclaré ce mardi Joe Biden aux journalistes l’accompagnant lors d’une visite dans un petit commerce à Washington, peu après que les États-Unis ont placé 8 500 militaires en alerte pour renforcer l’alliance militaire occidentale.

Mais le président tient à rassurer les membres est-européens de l’Alliance atlantique. « Nous avons un devoir sacré, selon l’article 5 du traité, envers nos alliés de l’Otan. Et si vraiment la Russie continuait à amasser des forces et devait faire mouvement, nous renforcerions ces troupes », a-t-il promis.

Le président américain a toutefois redit que la Russie s’exposerait à des sanctions économiques « significatives » en cas d’attaque, allant jusqu’à des mesures pouvant cibler personnellement son président Vladimir Poutine. À une journaliste qui lui demandait s’il pouvait envisager de sanctionner personnellement le président russe, Joe Biden a répondu « Oui », puis « Je peux le concevoir ».

Gaz : un plan B à l’étude

« Il n’y aura pas de riposte graduée. Nous commencerons par le haut de l’échelle des sanctions et nous y resterons », a encore averti un officiel haut placé de l’administration américaine. Des sanctions financières, avec l’accord des Européens, sont envisagées. Joe Biden a déjà évoqué l’interdiction des transactions en dollars pour les entités russes. Mais la Maison Blanche envisage aussi des interdictions d’exportation de certaines technologies dont la Russie a besoin pour développer des pans entiers de son industrie, rapporte notre correspondant, Guillaume Naudin.

À Washington, on sait aussi que la Russie pourrait utiliser l’arme énergétique, c’est-à-dire couper le robinet du pétrole et du gaz dont dépendent de nombreux pays européens et notamment l’Allemagne. La Maison Blanche estime que cela pénaliserait autant la Russie, qui a besoin des devises étrangères. Mais au cas où, les États-Unis étudient avec des sociétés gazières la possibilité de compenser si jamais les gazoducs venaient à être coupés.

Le transport par bateaux pourrait être renforcé et il viendrait du monde entier. La Maison Blanche a ainsi annoncé la visite lundi prochain à Washington de l’émir du Qatar. Il sera notamment question d’« assurer la stabilité de l’offre internationale d’énergie », a précisé la porte-parole de la présidence américaine Jen Psaki. L’émirat du Golfe détient d’immenses réserves de gaz et il est le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié.

LE JV2 AVEC AFP

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