Otan: la Bulgarie et la Roumanie jugent «inacceptables» les demandes de la Russie

Le président bulgare Roumen Radev a jugé le 21 janvier 2022 les déclarations de Moscou sur un retrait des troupes de l’Otan de son pays « inacceptables ». Photo d’illustration prise le 13 novembre 2016 à Sofia. Reuters/Stoyan Nenov

La Bulgarie et la Roumanie se sont retrouvées ce vendredi 21 janvier sur le devant de la scène internationale. Les deux pays ont rejoint l’Otan en 2004. Alors que les ministres russe et américain des Affaires étrangères se rencontraient à Genève, la Russie demandait le retrait des troupes de l’Otan de ces anciens pays satellites de l’URSS. Sofia a appelé la Russie à une baisse des tensions en Ukraine.

« La Bulgarie est un pays souverain et nous avons fait notre choix, il y a longtemps, lorsque le pays est devenu membre de l’Otan ».  C’est ainsi que le Premier ministre bulgare Kiril Petkov a réagi aux demandes de retrait des troupes de l’Alliance.

De son côté, le président bulgare Roumen Radev a jugé que « l’insistance de la Russie (…) est inacceptable et absurde ».  « Notre pays n’accepte d’ultimatum de personne ». 

En matière de politique étrangère, la Bulgarie doit pourtant ménager ses liens avec l’Occident et la Russie, dont elle est fortement dépendante pour les importations d’énergie. Le nouveau Premier ministre a également affiché son orientation pro-occidentale et surtout pro-Otan. Son ministre de la Défense Stefan Yanev a cependant adopté un ton plus conciliant vis-à-vis de la Russie.

Opinion publique pro-russe et pro-Otan  

Le président Roumen Radev a quant à lui déjà appelé à la levée des sanctions contre la Russie. Pendant un débat électoral en novembre, il a même affirmé que « la Crimée n’est autre que russe ». L’opinion publique bulgare demeure fortement pro-russe, mais aussi pro-européenne et pro-Otan.

La Roumanie a aussi jugé vendredi « inacceptable » la demande de la Russie d’un retrait des troupes étrangères de l’Otan présentes sur leur sol, dans le cadre d’un traité que Moscou réclame pour une désescalade de la crise ukrainienne. « Une telle exigence est inacceptable et ne peut pas faire partie des sujets de négociation », a réagi le ministère des Affaires étrangères roumain dans un communiqué.

L’Otan rejette les demandes russes de retrait de Roumanie et de Bulgarie

De son côté, l’Otan a rejeté ce vendredi 21 janvier la demande de la Russie d’un retrait des troupes étrangères de l’Alliance présentes en Bulgarie et en Roumanie et dénoncé l’idée de sphères d’influence en Europe, a déclaré sa porte-parole. « L’Otan reste vigilante et continue d’évaluer la nécessité de renforcer la partie orientale de notre Alliance », a averti Oana Lungescu. « Les demandes de la Russie créeraient des membres de l’Otan de première et de deuxième classe, ce que nous ne pouvons accepter », a-t-elle expliqué.

LE JV2 AVEC AFP

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