La Corée du Nord procède à son 3ème essai de missiles de l’année

Un écran de télévision diffuse des images d'un tir de missile nord-coréen, le 14 janvier 2022 dans une gare de Séoul, en Corée du Sud

Un écran de télévision diffuse des images d’un tir de missile nord-coréen, le 14 janvier 2022 dans une gare de Séoul, en Corée du Sud afp.com – Anthony WALLACE

La Corée du Nord a tiré deux nouveaux missiles balistiques vendredi, selon l’armée sud-coréenne, ce qui constitue le troisième essai d’armement par Pyongyang depuis le début de 2022 malgré de nouvelles sanctions américaines.

Ces lancements interviennent après la décision de Washington d’imposer de nouvelles sanctions financières contre cinq ressortissants nord-coréens, à la suite de précédents tests de missiles, présentés comme hypersoniques.

Après cette annonce, Pyongyang a promis vendredi de ne jamais renoncer à son « droit à l’autodéfense ».

Les projectiles de vendredi, des missiles balistiques de courte portée, ont été lancés en direction de l’est de la péninsule coréenne, ont indiqué les chefs d’état-major interarmées de Corée du Sud.

Les lancements ont eu lieu à 14H41 et 14H52 (05H41 et 05H52 GMT) et les missiles ont parcouru une distance de 432 km à une altitude de 36 km, ont-ils précisé.

Le Conseil de sécurité sud-coréen a « vivement regretté » ce test qui, a-t-il déploré, « ne contribue pas à la stabilité dans la Péninsule coréenne en ce moment critique ».

A Tokyo, le ministre de la Défense japonais Nobuo Kishi a indiqué que les projectiles étaient tombés hors de la zone économique exclusive du Japon. Ces essais répétés prouvent que Pyongyang « cherche à améliorer ses technologies de lancement », a-t-il dit.

En dépit de sanctions internationales pour ses programmes d’armement interdits, Pyongyang a déjà tiré deux missiles, présentés comme hypersoniques, depuis le début de l’année.

Un premier le 5 janvier et un second, supervisé en personne par le dirigeant Kim Jong Un, le 11 janvier.

A la suite des sanctions annoncées mercredi par Washington et qui « visent le recours persistant par la Corée du Nord à des représentants à l’étranger pour se procurer illégalement des biens pour la fabrication d’armes », Pyongyang a accusé les Etats-Unis d’envenimer « de manière intentionnelle » la situation.

Si « les Etats-Unis adoptent une telle attitude de confrontation, la RPDC (République populaire démocratique de Corée) sera obligée de réagir de manière plus forte et plus certaine », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères nord-coréen, selon l’agence de presse officielle KCNA.

La Corée du Nord a le « droit légitime » de développer de nouvelles armes dans le cadre de sa volonté de « moderniser sa capacité de défense nationale », a-t-il ajouté.

– « Inquiétant »-

Yang Moo-jin, professeur à l’Université d’études nord-coréennes, estime que le moment choisi pour procéder à un nouvel essai présumé est inquiétant.

« La Corée du Nord a effectué cet essai juste après avoir publié une déclaration disant qu’elle n’allait pas renoncer à son +droit à l’autodéfense+ », a déclaré à l’AFP M. Yang.

« Avec cet essai, ils montrent qu’ils pensent vraiment ce qu’ils disent dans la déclaration. Le message est très clair. La Corée du Nord ne va rien lâcher en ce qui concerne son armement, malgré les nouvelles sanctions imposées ».

Le nouvel essai « a été mené à la hâte pour montrer aux Etats-Unis que ce sera oeil pour oeil dent pour dent après les sanctions », a estimé pour sa part Cheong Seong-chang, directeur du Centre d’études sur la Corée du Nors à l’Institut Sejong.

Jeudi, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a appelé la Corée du Nord à négocier avec les États-Unis, qui, selon lui, ne nourrissent aucune « intention hostile » à l’égard du régime de Kim Jong Un.

La poursuite des essais est « profondément déstabilisante, dangereuse et contraire à toute une série de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies », a déclaré M. Blinken lors d’un entretien télévisé.

Le dialogue entre Pyongyang et Washington demeure dans l’impasse après l’échec en 2019 des discussions entre Kim Jong Un et le président américain de l’époque Donald Trump.

Le gouvernement de l’actuel président Joe Biden a affiché à plusieurs reprises sa volonté de rencontrer des émissaires nord-coréens, mais Pyongyang a rejeté l’offre, accusant les Etats-Unis de suivre une politique « hostile ».

LE JV2 AVEC AFP

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