Présidentielle: déboires pour la primaire à gauche, Taubira sur le terrain

La candidate du PS à la présidentielle Anne Hidalgo le 8 janvier 2022 à Jarnac, en Charente

La candidate du PS à la présidentielle Anne Hidalgo le 8 janvier 2022 à Jarnac, en Charente afp.com – Yohan BONNET

La prétendante PS à l’Elysée Anne Hidalgo « prend acte » des refus face à sa proposition de primaire à gauche, et Christiane Taubira, en Seine-Saint-Denis dimanche, fait durer le suspense sur sa possible candidature: les prochains jours seront décisifs pour leur camp.

L’ancienne ministre de la Justice de François Hollande a fixé elle-même au « 15 janvier au plus tard » l’annonce de sa décision sur une éventuelle candidature à la présidentielle d’avril.

Déplorant « l’impasse » actuelle à gauche, Christiane Taubira ne cache plus tellement ses ambitions, et sera dimanche matin à Bondy, en soutien à Sylvine Thomassin, candidate d’union de la gauche pour la nouvelle élection municipale dans la ville.

Pour l’heure subsistent cinq candidatures principales à gauche, sans compter Christiane Taubira. Seules cette dernière et la socialiste Anne Hidalgo plaident pour une primaire qui déboucherait sur une candidature unique, au moins dans l’espace de la « social-écologie ».

Mais samedi, après s’être recueillie devant la tombe de l’ancien président François Mitterrand (1981-1995) à Jarnac (Charente), la candidate PS a reconnu l’échec « pour l’instant » de sa proposition, pointant en particulier le refus de l’écologiste Yannick Jadot.

« Je ne vais pas participer seule à une primaire si une des forces politiques » et son candidat M. Jadot « refusent d’y participer, alors que c’est là que ça avait du sens », a martelé Mme Hidalgo dimanche sur Cnews et Europe 1.

« Je ne dis pas +c’est fini aujourd’hui+ », a-t-elle ajouté, évoquant la Primaire populaire: « le 15 janvier nous verrons qui souhaiterait participer ou pas ».

Le candidat écolo aura l’occasion de lui répliquer dimanche par média interposé, lors de l’émission Questions politiques (France Inter-France Info-Le Monde) à la mi-journée.

Au même moment, deux autres candidats à gauche, Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Fabien Roussel (PCF), tout aussi réticents à l’idée d’une primaire, seront les invités respectivement du Grand Jury RTL-Le Figaro–LCI et de Dimanche en politique sur France 3.

– Macron cible de la droite –

Du côté de l’extrême droite, Marine Le Pen achève dimanche son tour d’Occitanie en se rendant dans la matinée à deux postes frontières avec l’Espagne, avant de visiter sans presse un Centre de rétention administrative (CRA) des étrangers qui font l’objet d’une décision d’éloignement à Perpignan.

Elle développera ensuite ses propositions contre l’immigration aux côtés du maire Rassemblement National de la ville, Louis Aliot.

Son rival à l’extrême droite Eric Zemmour (Reconquête!) présentera lui lundi ses voeux à la presse depuis son QG de campagne à Paris, et dévoilera également le premier thème de son programme.

La droite n’est pas en reste: Valérie Pécresse, la candidate des Républicains, prépare un déplacement sur la politique de la ville lundi.

Samedi, elle a réuni son état-major et pris pour cible Emmanuel Macron, un président « pyromane » et « déconnecté des aspirations profondes » des Français selon elle.

« S’il s’autorise à +emmerder+ les Français, pourquoi les Français respecteraient-ils l’Etat, se respecteraient-ils les uns les autres ? Il alimente le rejet de toutes les figures d’autorité », a-t-elle fustigé devant la presse, en référence aux déclarations fracassantes d’Emmanuel Macron, décidé à « emmerder » les non-vaccinés contre le Covid-19.

Quelques jours après ces propos controversés, les manifestations des anti-pass sanitaire et « antivax » ont connu samedi un très net rebond, avec 105.200 participants dans toute la France selon le ministère de l’Intérieur, soit une mobilisation plus que quadruplée par rapport à la précédente, le 18 décembre.

Le projet de loi instituant le pass vaccinal, adopté jeudi matin par les députés dans la douleur, arrive lundi en commission au Sénat dominé par la droite, puis mardi dans l’hémicycle.

« Nous voterons le pass vaccinal » mais « nous voulons notamment prévoir un système de péremption » de ce pass, « quand la situation sanitaire se sera améliorée », a répété dans le JDD le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau. Et de lancer: « Le Sénat ne tombera pas dans le piège que lui tend Emmanuel Macron, qui veut se poser en seul protecteur des Français » face à la vague épidémique qui déferle sur la France.

LE JV2 AVEC AFP

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