Inde: décès du dernier soldat ayant escorté le dalaï lama après sa fuite du Tibet

Naren Chandra Das (D), lors d'une rencontre avec le dalaï lama qu'il avait escorté sur le sol indien après sa fuite du Tibet, à Guwahati en Inde le 2 avril 2017

Naren Chandra Das (D), lors d’une rencontre avec le dalaï lama qu’il avait escorté sur le sol indien après sa fuite du Tibet, à Guwahati en Inde le 2 avril 2017 afp.com – Biju BORO

Le dernier survivant d’un petit groupe de soldats indiens qui avaient escorté le dalaï lama après sa fuite de Lhassa en 1959 est mort à l’âge de 85 ans, a annoncé vendredi son régiment.

Le dirigeant spirituel des Tibétains, alors jeune moine et aujourd’hui âgé de 86 ans, s’était enfui du Tibet face à l’avancée des troupes chinoises. Il avait gagné l’Inde après presque deux semaines de marche dans l’Himalaya, déguisé en militaire pour échapper aux soldats chinois.

Naren Chandra Das, décédé chez lui lundi dans l’Etat de l’Assam (nord-est), était âgé de 22 ans à l’époque et venait tout juste d’achever sa formation dans le corps de l’Assam Rifles, la plus ancienne unité paramilitaire indienne.

Il a escorté le moine, en compagnie de six autres soldats, jusqu’à Lumla dans l’Arunachal Pradesh (nord-est) le 31 mars 1959.

L’ancien militaire a raconté l’expédition l’an dernier à des médias locaux: le dalaï lama était à cheval et les soldats marchaient pour traverser cette région montagneuse. Les soldats n’avaient pas le droit de parler au jeune moine pendant qu’ils l’escortaient.

Le dalaï lama, qui vit en exil dans le Nord de l’Inde depuis sa fuite du Tibet devenu province chinoise en 1959, et Naren Chandra Das s’étaient retrouvés en avril 2017, pour la première fois depuis près de 60 ans.

« En regardant votre visage, je réalise que je dois être très vieux aussi », avait déclaré le dalaï lama à l’ancien soldat au cours d’une cérémonie dans la ville de Guwahati (Est de l’Inde).

L’année suivante, Naren Chandra Das avait été invité à Dharamsala, ville au pied de l’Himalaya indien où le dalaï lama a installé un gouvernement tibétain en exil avec l’autorisation de New Delhi. « J’y suis allé avec ma famille et il m’a serré dans ses bras. Il m’a aussi donné un souvenir. Je n’oublierai jamais notre rencontre », avait confié l’an dernier l’ancien soldat.

LE JV2 AVEC AFP

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