Justice: à Toulouse, Castex ausculte le « malaise » et défend son action

Le Premier ministre Jean Castex s'exprime lors d'un débat à l'université de Toulouse le 16 décembre 2021

Le Premier ministre Jean Castex s’exprime lors d’un débat à l’université de Toulouse le 16 décembre 2021 afp.com – Lionel BONAVENTURE
Jean Castex a constaté jeudi le « malaise dans le corps judiciaire » mais a surtout défendu l’action du gouvernement et répété sa « détermination à poursuivre » ce qui avait été engagé, lors d’un débat à Toulouse avec des professionnels de la justice, étudiants et citoyens.

« Il y a un malaise dans le corps judiciaire. Il y a une confiance dans la justice qui s’érode », a observé le Premier ministre, en admettant que « de tout cela, l’Etat est responsable », faute d’avoir porté « l’attention au service public de la justice que celui-ci mérite ».

Durant près de deux heures et demie à l’université de Toulouse, dans le cadre des Etats généraux de la justice voulus par Emmanuel Macron, M. Castex et le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti se sont prêtés au jeu des questions-réponses, au lendemain d’une grande journée de « mobilisation pour la justice » qui a précipité dans la rue des centaines de magistrats, avocats ou encore greffiers.

Dans ce contexte social inflammable, le Premier ministre et son ministre de la Justice se sont surtout efforcés de faire valoir leur bilan, en s’appuyant principalement sur les deux augmentations successives de 8% du budget de la Justice, en 2021 et 2022.

« Je n’ai jamais contesté le manque de moyens. Mais il faut regarder ce que nous avions, ce que nous avons fait, et ce que nous allons faire », a martelé M. Dupond-Moretti, devant près de 200 personnes.

Reprenant une étude de 2018 du Conseil de l’Europe plaçant la France au 39e rang sur 42 pays, en termes de moyens par habitant consacrés à la justice, M. Castex a appelé à ne pas faire « semblant de nous étonner des conséquences de cette situation ».

« Mais j’ai envie de répéter ma détermination à poursuivre ce qu’on a engagé. Car on est dans une période où, qui sait, les promesses pourraient fleurir. Or elle n’engagent que ceux qui les croient », a-t-il relevé.

Durant ce débat, le chef du gouvernement, qui aimerait faire de la justice un des marqueurs de son mandat à Matignon, a été interpellé par une victime de violences conjugales, une représentante d’un bailleur social, des étudiants en droit, les présidentes des tribunaux judiciaires de Montauban et Foix, ou encore un maire.

A ce dernier, qui soulevait le sujet des agressions d’élus, M. Dupond-Moretti a répondu qu’il serait « favorable » à ce que l’Association des maires de France puisse se constituer partie civile dans ces affaires, comme l’a récemment réclamé le président de l’AMF David Lisnard.

LE JV2 AVEC AFP

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