L’archevêque démissionnaire de Paris dément toute liaison, se dit « victime d’une cabale »

L'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, le 15 juin 2019, lors d'un point de presse
L’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, le 15 juin 2019, lors d’un point de presse afp.com – Zakaria ABDELKAFI

L’archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit, dont la démission a été acceptée par le Pape après avoir été accusé dans la presse d’avoir entretenu une relation intime avec une femme, dément toute liaison et se dit « victime d’une cabale », dans un entretien au Parisien publié mardi.

Fin novembre, un article de l’hebdomadaire Le Point affirmait que Michel Aupetit avait eu en 2012, alors qu’il n’était pas encore archevêque, une relation intime et consentie avec une femme, ce que l’homme d’Eglise dément catégoriquement.

Un courriel envoyé par erreur par le prélat laissait peu de doute, selon l’hebdomadaire, sur la relation entretenue.

« C’était une personne qui, comme il arrive souvent quand on est prêtre ou médecin, s’attache parce qu’elle souffre de solitude. Elle m’écrivait tous les jours. J’ai répondu à un courrier et ma secrétaire a pu le lire, puisqu’on partageait la même boîte mail », se défend Mgr Michel Aupetit dans le Parisien.

« Il n’y a pas eu de liaison. Une fois, cette personne a eu mal au dos. Je lui ai fait un massage pour la soulager. Je rappelle que je suis médecin », précise-t-il.

Le 8 décembre, Paris Match publiait des photos de lui en compagnie d’une théologienne belge, Laetitia Calmeyn.

« Cela n’a rien à voir avec une relation d’amour ou une relation sexuelle. C’est une amitié (…) Je trouve ignoble qu’on la salisse », dit l’archevêque.

Il raconte avoir déjeuné avec elle dans un petit bistrot avant de se promener en sa compagnie en forêt de Meudon. « Si vous ne pouvez plus manger avec une amie sans qu’un paparazzi vous photographie, dans quel monde vit-on ? »

Selon lui, son avocat, Me Jean Reinhart, rédige actuellement une plainte pour diffamation. « Je ne peux pas accepter que mon silence soit interprété comme un aveu de culpabilité », poursuit-il.

Après avoir accepté la démission de Michel Aupetit, le Pape avait indiqué que l’archevêque ne pouvait plus gouverner car sa « réputation a été atteinte », évoquant un « manquement » au sixième commandement (Tu ne commettras pas d’adultère, NDLR), « pas total mais des petites caresses et des massages qu’il faisait à sa secrétaire ».

« Je crois qu’il a un peu mélangé les éléments de l’histoire. Ma pauvre secrétaire n’a rien à voir avec tout cela. Je connais bien son mari et sa famille. J’ai baptisé ses petits-enfants », détaille-t-il.

Interrogé au cours de son entretien afin de savoir s’il avait le sentiment d’être victime d’une cabale, Mgr Aupetit répond « oui ».

« On m’a désigné des gens, des réseaux qui m’en voulaient et qui ont agi. Mais je n’ai aucune preuve. J’ai prié Dieu de ne pas mettre de l’amertume dans mon coeur et j’ai prié pour ceux qui me veulent du mal », indique l’archevêque.

LE JV2 AVEC AFP

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