Au Burkina Faso, un nouveau gouvernement appelé à la « cohésion » face au « terrorisme »

Lassina Zerbo ici le 27 septembre 2013 à l’ONU, est le nouveau Premier ministre du Burkina Faso. © Jason DeCrow, AP

Le président burkinabè a nommé lundi un gouvernement de 26 ministres. Seuls dix nouveaux ministres font leur entrée dans cette nouvelle équipe, pour 19 départs, certains portefeuilles ayant été fusionnés. Pour son entrée en fonctions, le nouveau Premier ministre Lassina Zerbo a appelé à la « cohésion » pour lutter contre la violence jihadiste qui frappe le pays.

Le Burkina Faso a un nouveau gouvernement depuis lundi 13 décembre, dans lequel plusieurs ministres ont gardé leur poste, sous la houlette de Lassina Zerbo, nommé Premier ministre vendredi.

Le président Roch Marc Christian Kaboré a nommé un gouvernement de 26 ministres, contre 34 dans le précédent qui avait été limogé mercredi, accusé d’être incapable d’enrayer les attaques terroristes. 

Plusieurs titulaires sont toutefois reconduits, y compris dans des ministères clés comme Barthélémy Simporé à la Défense, Maxime Koné à la Sécurité, Lassané Kaboré à l’Économie, a annoncé le secrétaire général du gouvernement Wenceslas Sanou, à la télévision. 

L’ex-chef de file de l’opposition Zephirin Diabré, est également maintenu au ministère de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale, tout comme Benewende Sankara à l’Habitat.   Finalement, seuls dix nouveaux ministres font leur entrée dans ce gouvernement, pour 19 départs, certains portefeuilles ayant été fusionnés. 

« Gagner la confiance du peuple »

Entré officiellement en fonction lundi soir, Lassina Zerbo a appelé à la « cohésion et la tolérance » pour lutter contre la violence jihadiste qui frappe le pays. « C’est à l’unisson que l’on pourra être mieux engagé pour vaincre le terrorisme », a-t-il déclaré, lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur Christophe Joseph Dabiré.

« Je ne ménagerai aucun effort pour continuer l’œuvre entamée et d’être à l’écoute du peuple. On essayera de contacter toutes les composantes avec l’appui du chef de l’État pour qu’on puisse nous comprendre et gagner la confiance du peuple », a ajouté Lassina Zerbo dans une brève allocution. 

Comme ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique qui ont fait au moins 2 000 morts et 1,4 million de déplacés.

LE JV2 AVEC AFP

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