Nouvelle-Calédonie: écrasante victoire du «non» à l’indépendance, sur fond d’abstention record

Le « non » à l’indépendance l’emporte de manière écrasante, dimanche 12 décembre, lors du troisième référendum d’autodétermination en Nouvelle-Calédonie, marqué par une abstention record après l’appel des indépendantistes à bouder le scrutin, selon des résultats partiels.

À 90,23% du dépouillement des bulletins de vote, le « non » à l’indépendance de cet archipel français stratégique du Pacifique-Sud l’emporte à 96,32%, selon la chaîne de télévision NC la 1ère.

 Les indépendantistes avaient annoncé qu’ils ne se rendraient pas aux urnes, invoquant l’impossibilité d’organiser « une campagne équitable » alors que l’archipel est touché depuis septembre par l’épidémie de Covid-19 et que la population kanak est plongée dans le deuil. Le mot d’ordre de non-participation du FLNKS et de tous les nationalistes semble avoir été suivi à la lettre. La participation à 17h00 s’établissait à 41,60%, en chute libre par rapport aux précédents référendums.

Dans ce contexte, la victoire des loyalistes était attendue et tous les états-majors sont déjà en train de réfléchir à leurs propositions pour la suite.

Période de transition à venir

En juin à Paris, les acteurs calédoniens avaient décidé avec l’État qu’après le 12 décembre s’ouvrirait « une période de stabilité et de convergence » avant un « référendum de projet » d’ici juin 2023, qui, en cas de oui dimanche, porterait sur la Constitution d’un nouvel État et, en cas de non, sur un nouveau statut dans la République.

Le dialogue ne sera cependant pas si facile. Le FLNKS et les nationalistes ont déjà prévenu jeudi qu’ils récusaient toute rencontre avec le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, arrivé vendredi à Nouméa, avant l’élection présidentielle française en avril 2022.

« Une partie des formations politiques indépendantistes ne souhaite pas négocier avant la présidentielle : nous en prenons acte. L’État n’entend pas non plus confondre vitesse et précipitation dans cette phase importante. La déclaration de Paris du 1er juin dernier venant sécuriser la fin de l’accord de Nouméa permet d’envisager cette période de transition jusqu’en juin 2023 », a-t-on indiqué dans l’entourage du ministre.

LE JV2 AVEC AFP

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