Pédocriminalité: les congrégations religieuses créent une Commission de reconnaissance et réparation

Soeur Véronique Margron, photo prise le 9 septembre 2021, à Paris

Soeur Véronique Margron, photo prise le 9 septembre 2021, à Paris afp.com – JOEL SAGET

Les responsables de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref, congrégations catholiques) ont voté « à l’unanimité » la création d’une « Commission indépendante de reconnaissance et de réparation » pour les victimes de pédocriminalité, a affirmé vendredi à l’AFP sa présidente, Véronique Margron.

« Nous avons voté la création de la Commission indépendante de reconnaissance et de réparation », par un vote « unanime », a déclaré sœur Margron.

Il s’agit d’une structure distincte de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr) annoncée début novembre par les évêques de France.

Cette nouvelle instance créée par la Corref aura pour mission première de reconnaître la parole de la victime, de lui « donner foi ».

« C’est un acte de réparation », a expliqué sœur Margron à l’issue d’une assemblée générale de cette organisation qui s’est tenue pendant quatre jours à Lourdes.

« A partir de là, selon le souhait de la victime, la commission fera médiation – soit elle même, soit via d’autres médiateurs – avec l’institut religieux concerné », dont est issu l’agresseur de la victime, pour une éventuelle indemnisation financière.

Selon elle, « tout l’art de cette commission sera d’obtenir un consensus » entre les deux parties.

Les quelque 300 responsables de la Corref, qui représente les moines, moniales, frères et sœurs de l’Eglise, ont aussi voté la création d’un fonds subsidiaire de dotation « pour le moment alimenté à hauteur de 500.000 euros ».

Il servira lorsque l’institut religieux n’existe plus ou lorsqu’il est notoirement insolvable, a précisé sœur Margron.

Le fonctionnement (bureaux, secrétariat, etc) de la Commission sera « assumé par les congrégations féminines ».

Le fonds de dotation sera « surtout alimenté par les instituts masculins, qui paieront une cotisation par nombre de religieux en France », a encore précisé M. Margron.

Les décisions de la Corref font suite à la publication du rapport Sauvé qui a secoué toute l’institution en révélant l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Eglise catholique depuis 1950.

LE JV2 AVEC AFP

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s