Cap-Vert: le socialiste Neves investi président

José Maria Neves lors d'une conférence de presse à Lisbonne alors qu'il était en déplacement au Portugal comme Premier ministre du Cap-Vert, le 17 décembre 2014

José Maria Neves lors d’une conférence de presse à Lisbonne alors qu’il était en déplacement au Portugal comme Premier ministre du Cap-Vert, le 17 décembre 2014 afp.com – PATRICIA DE MELO MOREIRA

Le socialiste José Maria Neves a été investi mardi président du Cap-Vert en promettant de renforcer les relations avec l’Afrique de l’Ouest et le monde lusophone tout en veillant à la stabilité qui distingue l’archipel vis-à-vis d’un continent agité.

M. Neves, 61 ans, est devenu officiellement le cinquième président du Cap-Vert depuis l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise en 1975, en présence du président du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa, de son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao), et de leurs homologues sénégalais Macky Sall, bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo et angolais João Lourenço.

Le président américain Joe Biden avait dépêché une délégation conduite par le ministre du Travail Marty Walsh.

« Je mettrai mon engagement à fortifier les liens avec nos voisins, les pays de la Cédéao et également les pays lusophones », a-t-il dit dans un discours mêlant portugais et créole à la Maison du peuple, l’Assemblée nationale.

« La sécurité et la stabilité sont des ressources stratégiques pour le Cap-Vert et je prétends prêter une attention particulière à ces deux atouts », a-t-il dit.

José Maria Neves, membre du Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV, socialiste) et chef du gouvernement de 2001 à 2016, a remporté dès le premier tour la présidentielle du 18 octobre avec 51,7% des voix.

Il devient le chef d’un Etat de 550.000 habitants réputé comme une destination touristique prisée mais aussi un îlot de stabilité et un exemple d’alternance démocratique dans l’Atlantique au large du Sénégal.

Il va cohabiter avec un Premier ministre de centre droit, Ulisses Correia e Silva, et les deux hommes ont fait voeu de travailler ensemble, une promesse de bon augure pour les Cap-Verdiens confrontés à la crise, au chômage et à la hausse des prix des produits de première nécessité.

Le Cap-Vert affiche un des PIB par habitant les plus élevés d’Afrique de l’Ouest. Mais l’économie, dépendante à 25% du tourisme essentiellement européen, également tributaire des versements de la diaspora et de l’aide au développement, a durement accusé le coup du Covid-19.

M. Neves, que la Constitution voue surtout à jouer les arbitres politiques, a évoqué les préoccupations quotidiennes des Cap-Verdiens et prôné l’unité: « J’ai dit pendant la campagne électorale qu’il fallait unir nos mains, nos coeurs et nos cerveaux afin de faire face ensemble aux défis auxquels le pays est confronté ».

Il a aussi promis de renforcer les liens avec l’importante diaspora et a mis en exergue la présence à son investiture, pour représenter la France, de la ministre déléguée chargée de l’égalité hommes/femmes et de la diversité, Elisabeth Moreno, native du Cap-Vert.

LE JV2 AVEC AFP

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