Nigeria: des menaces sécuritaires entravent un scrutin clé dans le sud-est

Dépouillement des bulletins de vote pour l'élection du gouverneur de l'Etat d'Anambra, le 6 novembre 2021 à Uga, au Nigeria

Dépouillement des bulletins de vote pour l’élection du gouverneur de l’Etat d’Anambra, le 6 novembre 2021 à Uga, au Nigeria afp.com – PIUS UTOMI EKPEI

La commission électorale du Nigeria a déclaré lundi que des risques portant sur la sécurité ont retardé le vote lors de l’élection samedi du gouverneur d’un Etat du sud-est, un scrutin considéré comme un test majeur avant la présidentielle de 2023.

Plus de 30.000 policiers ont été déployés dans l’Etat d’Anambra situé dans une région où un mouvement séparatiste est accusé d’avoir orchestré une série d’attaques contre des membres des forces de l’ordre et des bureaux de la commission électorale.

A 18 mois de la présidentielle, l’élection du gouverneur de cet Etat du sud-est est un test grandeur nature pour les autorités du pays le plus peuplé d’Afrique (210 millions d’habitants) en proie à une insécurité généralisée, entre insurrections, conflits, et enlèvements de masse contre rançons qui se multiplient sur le territoire.

Dans la majeure partie de l’Anambra, le scrutin s’est déroulé sans incident malgré la crainte que le Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob), accusé d’avoir orchestré une série d’attaques contre des membres des forces de l’ordre et des bureaux de la commission électorale, perturbe le scrutin.

Mais la Commission électorale nationale indépendante (Inec) a expliqué que le scrutin devait reprendre mardi dans le district d’Ihiala en raison de risques portant sur la sécurité.

« Une des principales raisons pour lesquelles nous n’avons pas déployé le scrutin dans la zone de gouvernement local d’Ihiala samedi est due aux menaces sécuritaires qui ont entraîné des restrictions en matière de personnel et de transport », a déclaré aux journalistes Florence Obi, une responsable de l’Inec.

Elle a déclaré que l’Inec suspendrait le comptage des bulletins et ne ferait pas d’annonce définitive sur le vainqueur de l’élection d’Anambra avant le vote mardi dans les 320 bureaux de vote d’Ihiala.

De son côté, l’Ipob a toujours nié tout implication dans les violences.

Samedi, le vote a également été entaché par des dysfonctionnements liés à la technologie de reconnaissance faciale et d’empreintes digitales qui ont contraint l’Inec à prolonger l’heure du scrutin pour compenser les retards.

Selon les médias locaux, les résultats de l’élection de samedi montrent que l’ancien directeur de la banque centrale, Charles Chukwuma Soludo, a remporté le plus grand nombre de voix jusqu’à présent, devant le candidat du parti du président Muhammadu Buhari, le Congrès des progressistes (APC).

M. Soludo, ancien professeur d’économie qui a promis de mettre son sens de la finance au service de l’État, se présentait pour le compte de la Grande alliance des progressistes (APGA), qui dirige l’Anambra depuis plus d’une décennie et demie.

Outre la mouvance séparatiste, les forces armées nigérianes sont également aux prises avec des gangs criminels dans le nord-ouest et le centre, ainsi qu’une insurrection jihadiste islamiste vieille de 12 ans dans le nord-est du pays.

LE JV2 AVEC AFP

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