Depuis 2019, l’Afrique plombée par une succession de coups d’Etat militaires

A Khartoum, le 25 octobre 2021. (Photo/AFP)

Le coup d’Etat militaire survenu au Soudan est le cinquième sur le continent africain depuis celui qui avait provoqué la chute du dictateur soudanais Omar el-Béchir en avril 2019.

Mali, Tchad, Mali, Guinée, Soudan. Depuis 2019 et le renversement du dictateur soudanais Omar el-Béchir, l’actualité africaine est bousculée par une série de coups d’Etat perpétrés par des militaires contre des régimes fragiles et souvent contestés dans la rue par les habitants.

Avril 2019, Soudan : après trente ans de règne et quatre mois de mobilisation populaire, le président Omar El-Béchir est destitué par sa propre armée. Lui succède un Conseil de souveraineté né en août 2019 et composé de civils et de militaires.

Août 2020, Mali : le président Ibrahim Boubacar Keita est arrêté par des militaires et annonce sa démission à la télévision. Dans la rue, les putschistes sont acclamés par une foule qui manifeste depuis des semaines contre l’incurie des autorités. Un gouvernement de transition est créé le 5 octobre 2020, dont l’objectif affiché est de rendre le pouvoir aux civils dans une période de dix-huit mois.

Avril 2021, Tchad : «le roi est mort, vive le roi». Quelques jours à peine après le décès de son père Idriss Déby, à la tête du Tchad depuis 1990, Mahamat Idriss Déby impose son autorité au pays. Placé à la tête d’un Conseil militaire de transition, l’héritier fait interdire «strictement» toutes les manifestations.

Mai 2021, Mali : les colonels putschistes récidivent. Moins d’un an après avoir fait tomber «IBK», ils renversent le gouvernement de transition à qui ils reprochent la mise à l’écart de plusieurs militaires. A l’issue de ce coup d’Etat qui déclenche une crise diplomatique avec la France, le colonel Assimi Goïta devient Président de transition.

Septembre 2021, Guinée : réélu pour un troisième mandat controversé en 2020, le président Alpha Condé est arrêté par des militaires qui s’emparent du gouvernement et annoncent la dissolution de la Constitution. A leur tête, le colonel Mamady Doumbouya, qui promet de rendre le pouvoir aux civils à l’issue d’une période de transition. Mais la durée de celle-ci demeure incertaine.

LE MONDE

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