Un échec de la COP26 déclencherait une colère «incontrôlable», avertit Boris Johnson

Un échec de la conférence climat de Glasgow déclencherait dans le monde « une colère et une impatience incontrôlables », a averti lundi le Premier ministre britannique Boris Johnson, en ouvrant le sommet qui lance la COP26.

« Toutes les promesses ne seraient que du blablabla » en cas d’échec, a-t-il dit en paraphrasant l’égérie du mouvement mondial des jeunes pour le climat Greta Thunberg. « Oui ce sera difficile. Oui non pouvons le faire, alors mettons-nous au travail, » a exhorté Boris Johnson.

«Nous creusons nos propres tombes»

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lui aussi mis l’accent, dans son discours, sur les conséquences qu’aurait un échec de la COP26 à Glasgow. « Il est temps de dire « Assez » », a déclaré le chef de l’ONU en s’adressant aux dizaines de dirigeants mondiaux réunis devant lui.

«Assez de brutaliser la biodiversité. Assez de nous tuer nous-mêmes avec le carbone. Assez de traiter la nature comme des toilettes. Assez de brûler et forer et extraire toujours plus profond. Nous creusons nos propres tombes», a-t-il dénoncé. Au lieu de continuer à exploiter la planète, «choisissez de sauvegarder notre avenir et de sauver l’humanité», a-t-il ajouté.

Selon le chef de l’ONU, l’humanité est «poussée au bord du gouffre» par «notre addiction aux énergies fossiles». Pour les Etats insulaires particulièrement, menacés par la montée des eaux, un échec de la COP26 à intensifier les efforts pour limiter les réchauffement climatique équivaudrait à «un arrêt de mort». 

Un G20 qui n’a pas donné l’élan attendu ?

Les observateurs espéraient que la réunion au cours du week-end des leaders du G20, qui représente près de 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, donnerait un fort élan à cette COP écossaise repoussée d’un an en raison du Covid-19.

Le G20 a bien réaffirmé à l’unisson l’objectif de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, ajoutant une ambition de neutralité carbone autour du milieu du siècle et la fin des subventions aux centrales à charbon à l’étranger. Mais cela n’a convaincu ni les ONG ni Antonio Guterres qui a fait part de ses «espoirs déçus».

Les Etats-Unis, dont le président doit prendre la parole lundi après-midi, ont eux surtout pointé du doigt Pékin, se disant «déçus» par l’absence d’engagements de la Chine, le principal pollueur mondial, et de la Russie au G20. Les présidents russe et chinois figurent parmi les grands absents à la COP26, mais un message écrit de Xi Jinping doit être publié lundi.

LE JV2 AVEC AFP

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