COP26 : les conférences sur le climat, comment ça marche ?

<p>Des participants passent devant la banderole de la COP qui se tiendra à Glasgow, en Écosse, le 29 octobre 2021.</p>

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Des participants passent devant la banderole de la COP qui se tiendra à Glasgow, en Écosse, le 29 octobre 2021.

Depuis 1995, une centaine de pays se réunissent chaque année pour établir une feuille de route qui vise à limiter les effets du réchauffement climatique. La COP, dans sa 26e édition s’ouvrira le 31 octobre, à Glasgow au Royaume-Uni. Mais d’où vient cet acronyme ? Et ces réunions sous forme de grand-messe sont-elle vraiment nécessaires ?

Il était une fois…

La première COP se tient en 1995 à Berlin. Trois ans auparavant, 197 pays signaient la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) lors du Sommet de Rio de 1992 et s’engageaient à -en partie- stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre « à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse. »

Bien que ces réunions tiennent chaque année de rendez-vous incontournable de l’écologie, les effets de la crise climatique n’ont eu de cesse, depuis, de s’accentuer, et les engagements pris par les États restent grandement décriés par les scientifiques et les associations environnementales. 

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La COP, c’est quoi?

Le terme de COP provient de l’acronyme de « conference of parties » en anglais, qui se traduit par « conférence des parties signataires » en français en référence à la CCNUCC, premier acte d’un engagement climatique à l’échelle mondiale.

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Chaque année, plus de 200 pays se rassemblent pour aborder les urgences climatiques, et ce pendant deux semaines. Les conférences les plus importantes, marquées d’engagements forts à l’instar de l’accord de Paris en 2015, ont lieu toutes les 5 ans. La 26e édition, qui aurait dû avoir lieu l’an dernier – repoussée d’un an à cause de la pandémie – se tiendra à Glasgow en Écosse et devrait définir les orientations climatiques de ces prochaines années.

Plus de 120 dirigeants mondiaux se rendront sur place, bien que Xi Jinping, président de la République populaire de Chine, et Vladimir Poutine, président russe, à la tête de pays considérés comme les plus gros pollueurs mondiaux, aient annoncé qu’ils ne feront pas le déplacement. 

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Ces réunions sont-elles nécessaires ?

En 2015, l’Accord de Paris faisait du maintien du réchauffement de la planète à  1,5 °C, l’impératif climatique numéro un. Si les objectifs inscrits dans cet Accord sont juridiquement contraignants, les voies afin d’y parvenir ne le sont pas.

Développement des voitures vertes en Inde, pic des émissions pour la Chine prévu en 2030 (pour ensuite redescendre), neutralité carbone planifiée pour 2050 pour les États-Unis, les stratégies se décident à la discrétion de chaque gouvernement. Dans un article, Fiona Harvey, correspondante environnement du Guardian, estime que « ces objectifs nationaux, appelés « contributions déterminées au niveau national » ou CDN, n’ont pas suffi à maintenir le monde dans les limites des objectifs de température de Paris. S’ils étaient atteints, ils entraîneraient un réchauffement de 3 °C ou plus, ce qui serait désastreux. »

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En plus d’objectifs trop peu ambitieux, selon la journaliste britannique, « tout le monde savait à Paris que les CDN étaient inadéquates, c’est pourquoi les Français ont intégré dans l’accord un « mécanisme de cliquet » par lequel les pays devraient revenir à la table des négociations tous les cinq ans avec de nouveaux engagements. »

La COP 26 pourrait donc être le théâtre d’une révision des objectifs nationaux des 197 pays, conformément à l’objectif fixé de 1,5 °C. Un nouvel objectif fort comme celui de 2015 pourrait aussi être annoncé ? À noter que lors des négociations, chaque pays « pèse » équitablement : la voix des États-Unis compte autant que celle du Belize.

Que pourrait-il être décidé à la COP26 ?

Sans même attendre le début de la COP26, certains pays ont déjà annoncé leurs engagements climatiques. Pékin vise à atteindre la neutralité carbone « avant 2060 » et prévoit une réduction de l’intensité carbone (émissions de CO2 rapportées au PIB) de plus de 65% par rapport à 2005. Vladimir Poutine a, lui, annoncé mi-octobre que la Russie visait la neutralité carbone d’ici à 2060. Les États Unis s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre entre 50% et 52% d’ici 2030. Un vaste projet qui devrait ramener à zéro les niveaux de pollution dans le secteur énergétique américain d’ici 2035.

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La communauté scientifique estime, elle, qu’afin de rester en dessous du seuil de 1,5 °C, les émissions mondiales doivent être réduites de 45 % -par rapport aux niveaux de 2010 – d’ici à 2030, et de là, atteindre des émissions nettes nulles d’ici à 2050.

Si la course aux annonces est lancée, les experts du GIEC, dans leur dernier rapport publié en août, prévoient que « dans tous les scénarios d’émissions envisagés, la température à la surface du globe continuera d’augmenter au moins jusqu’au milieu du siècle. »

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LE JV2 AVEC AFP

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