Explosion du port de Beyrouth : les poursuites contre l’ex-premier ministre libanais suspendues

Le Premier ministre libanais Hassan Diab, lors d'une conférence de presse, au Palais présidentiel à Beyrouth, le 26 août 2021.<br />
 
Le Premier ministre libanais Hassan Diab, lors d’une conférence de presse, au Palais présidentiel à Beyrouth, le 26 août 2021. (AP Photo/Bilal Hussein, File)

Le juge chargé de l’enquête sur l’explosion au port de Beyrouth, Tareq Bitar, a suspendu jeudi les poursuites judiciaires contre l’ex-premier ministre Hassan Diab après que ce dernier a déposé une plainte contre lui, selon une source judiciaire.

Le juge d’instruction a été notifié de la plainte présentée par M. Diab devant la Cour de cassation et a décidé de suspendre les poursuites contre l’ex-premier ministre et de renoncer à son interrogatoire prévu ce jeudi en attendant la décision de la Cour, a affirmé cette source à l’AFP.

M. Diab était premier ministre au moment de l’explosion au port qui a fait le 4 août 2020 plus de 200 morts, plus de 6.500 blessés et dévasté des quartiers entiers de la capitale libanaise. Elle a été imputée de l’aveu même des autorités au stockage sans mesures depuis 2013 de précaution d’énormes quantités de nitrate d’ammonium. 

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Le juge Bitar a déjà convoqué M. Diab et quatre anciens ministres en vue dans le cadre de l’enquête, mais ils ne se sont jamais présentés. Il a également délivré un mandat d’arrêt resté sans exécution contre un ex-ministre des Transports.

Pointées du doigt pour négligence criminelle, les autorités sont accusées par les familles des victimes et des ONG de torpiller l’enquête pour éviter des inculpations.

Cible d’une campagne de dénigrement orchestrée depuis des semaines par le puissant mouvement armé Hezbollah qui demande sa récusation, M. Bitar a dû suspendre à plusieurs reprises l’enquête, objet de vives tensions et divisions au Liban.

Cette polarisation a dégénéré en violences meurtrières le 14 octobre à Beyrouth après des tirs en marge d’une manifestation organisée par le Hezbollah et son allié, le mouvement Amal, pour exiger le remplacement du juge Bitar. Les violences ont fait sept morts. 

LE JV2 AVEC AFP

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