Quatre questions sur Horizons, le nouveau parti d’Edouard Philippe

Le maire du Havre et ancien Premier ministre français Edouard Philippe, lors du lancement de son parti Horizons, au Havre (Seine-Maritime), le 9 octobre 2021. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Le maire du Havre et ancien Premier ministre français Edouard Philippe, lors du lancement de son parti Horizons, au Havre (Seine-Maritime), le 9 octobre 2021. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Edouard Philippe a lancé son parti. Pendant près de deux heures, l’ancien Premier ministre s’est exprimé sur une scène du Havre (Seine-Maritime), samedi 9 octobre, devant près de 3 000 invités, selon les organisateurs. Le nouveau chef de parti a défendu une « logique de partenariat » avec La République en marche (LREM), en apportant son soutien au président de la République en vue de l’élection présidentielle de 2022. Franceinfo répond aux questions qui se posent après la création de ce parti.

Pourquoi Edouard Philippe a-t-il choisi de nommer son parti Horizons?

Edouard Philippe a justifié le nom de son parti en expliquant « qu’il faut voir loin », jusqu’en 2050. Horizons fait donc référence aux objectifs que la formation politique s’est fixés. Edouard Philippe les a énoncés sur scène avant de les retranscrire dans une série de tweets.

D’abord, le parti déclare vouloir proposer « des lignes claires d’action » au Français. Il souhaite donner « nouvelle offre politique fondée sur l’ouverture et sur le refus du sectarisme », assure le parti. Avant de lancer un appel aux internautes à rejoindre ses rangs pour imaginer de « nouveaux horizons pour la France ».

Quelles sont les idées défendues par ce nouveau parti ?

Edouard Philippe a défendu devant son auditoire « une logique de partenariat, de rassemblement » autorisant la double appartenance. En clair, les adhérents d’Horizons pourront être affiliés à un autre parti. « La ligne est de préférer la sérénité à la fébrilité », a développé l’ancien Premier ministre, ex-LR.

« C’est un combat démocratique, au long cours, mais essentiel, que nous engageons (…). Nous manquons d’une stratégie à l’horizon 2050 » et « je veux avec vous la bâtir », a-t-il affirmé devant une salle comble.

L’ancien ministre a énuméré quatre « vertiges », ou défis prioritaires auxquels la France doit faire face. Il a d’abord évoqué « le défi démographique » puis le vertigeenvironnemental. « Nous croyons que cette ambition passe par l’instauration d’une politique efficace de décarbonation de notre économie, la préservation de la biodiversité et un investissement accru dans l’excellence des filières énergétiques et agricoles françaises », est-il expliqué sur une présentation aux allures de programme sur son site. Le troisième porte sur la géopolitique et enfin le dernier est le défi technologique.

Quel est l’objectif d’Edouard Philippe avec cette nouvelle formation ?

A court terme, le parti veut soutenir Emmanuel Macron et LREM lors de l’élection présidentielle de 2022, « pour que les cinq années qui viennent soient des années utiles », a lancé Edouard Philippe sur scène. « Très clairement, mon objectif en 2022 est que le président de la République Emmanuel Macron soit réélu », a-t-il confirmé. 

« Cette réélection passera par un élargissement de sa base électorale » et « l’objectif est de créer un vrai parti, avec des statuts qui seront déposés lundi, une charte des valeurs », a-t-il affirmé, expliquant que les maires y auraient une place particulière avec une « assemblée » qui élira le vice-président. Alors que les partisans d’Emmanuel Macron essaient de structurer une « maison commune », Edouard Philippe a assuré que « si c’est une bannière, nous serons derrière ».

A long terme, Horizons veut « définir une stratégie pour la France, c’est une aventure collective », a assuré le maire du Havre. Mais la question de la présidentielle 2027 n’est pas à l’ordre du jour, a tenu à souligner Frédéric Valletoux, soutien d’Edouard Philippe, sur franceinfo. « On verra tout ça. Pour l’instant, il y a une échéance qui est 2022. Il faut construire dans le temps », a souligné le maire Agir de Fontainebleau.

Qui a assisté à la naissance de ce parti ?

Dans l’assemblée, face à un Edouard Philippe seul sur scène, se trouvaient les patrons des trois groupes parlementaires de la majorité à l’Assemblée, Christophe Castaner (LREM), Olivier Becht (Agir) et Patrick Mignola (MoDem) qui avaient fait le déplacement. Près de 160 maires, 600 élus locaux et une soixantaine de députés et sénateurs étaient aussi présents.

Quelques maires se sont affichés aux côtés de l’ancien ministre dès la fin de son discours. Au premier rang, l’élu d’Angers Christophe Béchu, qui a été nommé secrétaire général, ce qui en fait le numéro 2 d’Horizons. L’élu Les Républicains (LR) pilote l’association La République des maires.

À leurs côtés se trouvaient également Delphine Bürkli, maire du 9e arrondissement de Paris et conseillère régionale de Paris Île-de-France. L’élue parisienne a quitté LR en 2019 et est désormais membre La France audacieuse, le mouvement politique fondé par Christian Estrosi.

Franceinfo

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