Nobel de la paix: Maria Ressa dédie son prix à « tous les journalistes »

La journaliste philippine Maria Ressa, après son arrestation à Manille, le 13 février 2019.

La journaliste philippine Maria Ressa, après son arrestation à Manille, le 13 février 2019. afp.com – TED ALJIBE

La journaliste philippine Maria Ressa a déclaré samedi que son prix Nobel de la paix était destiné à « tous les journalistes du monde », tout en promettant de poursuivre son combat pour la liberté de la presse.

« C’est vraiment pour tous les journalistes du monde entier », a déclaré à l’AFP Maria Ressa, critique virulente du président philippin Rodrigo Duterte, lors d’un entretien.

« Nous avons vraiment besoin d’aide sur tant de fronts – il est tellement plus difficile et dangereux d’être un journaliste aujourd’hui ».

Maria Ressa a cofondé en 2012 la plateforme numérique de journalisme d’investigation Rappler, un média qui a braqué les projecteurs sur les violences liées à la campagne antidrogue lancée par le président philippin Rodrigo Duterte.

Elle a reçu vendredi le prix Nobel de la paix, conjointement avec le journaliste russe Dmitry Muratov, pour leurs efforts visant à « sauvegarder la liberté d’expression ».

Les groupes de presse philippins et les militants des droits de l’homme ont salué le prix décerné à Maria Ressa comme un « triomphe » dans un pays classé comme l’un des plus dangereux au monde pour les journalistes.

La journaliste de 58 ans a déclaré qu’elle espérait que le prix constituerait un bouclier protecteur pour elle et les autres journalistes philippins contre les attaques physiques et les menaces en ligne.

« Le +nous contre eux+ n’a jamais été créé par les journalistes, il a été créé par les personnes au pouvoir qui voulaient utiliser un type de gouvernance qui divise la société », a-t-elle déclaré, décrivant le prix « comme une dose d’adrénaline ».

« J’espère que cela permettra aux journalistes de bien faire leur travail, sans crainte », a-t-elle ajouté.

Depuis que Rodrigo Duterte a été élu chef d’Etat en 2016, Mme. Maria Ressa et son média ont enduré des arrestations, des poursuites judiciaires et de nombreuses menaces en ligne.

Le président Duterte a qualifié Rappler de « faux média », et la journaliste a été la cible de messages injurieux en ligne.

LE JV2 AVEC AFP

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