Secret de la confession: Mgr de Moulins-Beaufort convoqué par Darmanin la semaine prochaine

Eric de Moulins-Beaufort, le 5 octobre 2021 lors de la présentation du rapport Sauvé

Eric de Moulins-Beaufort, le 5 octobre 2021 lors de la présentation du rapport Sauvé afp.com – THOMAS COEX

Le président de la Conférence des évêques de France (CEF) est convoqué au ministère de l’Intérieur en début de semaine prochaine « afin de s’expliquer sur ses propos » sur le secret de la confession, a appris jeudi l’AFP auprès de l’entourage du ministre.

Eric de Moulins-Beaufort, qui est également archevêque de Reims, a déclaré mercredi, au lendemain de la publication du rapport Sauvé sur la pédocriminalité au sein de l’Eglise catholique, que le secret de la confession était « plus fort que les lois de la République ».

« Le ministre recevra en début de semaine prochaine Mgr de Moulins-Beaufort pour lui demander de s’expliquer sur ses propos », précise-t-on de même source.

Interrogé sur les propos d’Eric de Moulins-Beaufort, le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’il n’y avait « rien de plus fort que les lois de la République ».

« La réaction à ces propos, elle est très claire, il n’y a rien de plus fort que les lois de la République dans notre pays, ça tient en une phrase, et c’est très clair (…) Le président de la République a demandé au ministre de l’Intérieur de recevoir le président de la Conférence des évêques de France pour que les choses soient claires », a précisé Gabriel Attal.

Eric de Moulins-Beaufort a également assuré être à la recherche d’une alternative à la levée de ce secret.

« Il faut que nous trouvions un moyen de le faire autrement », a-t-il expliqué, précisant que la CEF regarderait « de très près la recommandation de la Ciase ».

Cette dernière a préconisé mardi aux autorités de l’Eglise de relayer un message clair aux confesseurs et aux fidèles, sur l’obligation du confesseur de signaler aux autorités judiciaires et administratives les cas de violences sexuelles infligées à un mineur ou à une personne vulnérable.

« Il ne faut pas opposer le secret de la confession aux lois de la République puisque celles-ci n’imposent pas sa levée, estime le président du CEF. Le droit canonique qui impose aux prêtres le secret de confession comme absolu et inviolable (…) n’est donc pas contraire au droit pénal français », a-t-il précisé dans un communiqué publié mercredi soir.

LE JV2 AVEC AFP

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