Les touristes locaux de retour dans le « Grand Canyon d’Afghanistan »

Des touristes afghans en promenade sur le lac de Band e-Amir dans le centre de l'Afghanistan, le 4 octobre 2021
Des touristes afghans en promenade sur le lac de Band e-Amir dans le centre de l’Afghanistan, le 4 octobre 2021 afp.com – BULENT KILIC

Le bleu marine irréel des eaux des lacs de Band-e Amir, dans le centre du pays, attire à nouveau les touristes afghans, qui affrontent les mauvaises routes et les pistes pour découvrir les splendeurs du « Grand Canyon d’Afghanistan ».

Décrété en 2009 premier parc national du pays, cet ensemble de six lacs de montagne au cœur du massif de l’Hindou Kouch a été, selon la légende, créé par Ali, gendre du prophète Mahomet, avec un miracle qui a poussé le roi local à se convertir à l’islam.

Plus prosaïquement, les géologues expliquent que cette formation exceptionnelle est due à l’action de sources chargées de carbonates qui ont formé les parois d’une roche calcaire, le travertin, retenant les eaux comme des barrages naturels.

Sept semaines après la prise de pouvoir des talibans, le site, d’abord déserté, recommence à recevoir des touristes qui louent, pour l’équivalent de huit dollars de l’heure (7 euros), des pédalos en formes de cygnes importés d’Iran.

Mi-septembre, les photos de talibans en armes à bord de pédalos, certains brandissant des lance-roquettes, ont fait le tour du monde.

« Nous sommes venus de Kaboul, pour la première fois » explique Asal Walizada, 23 ans, institutrice. « La route est sûre, et nous n’avons eu aucun problème. C’est si beau, ici! »

Avec ses amis adolescents Hadi, 17 ans, long short de bain descendant sous le genou, plonge criant de joie dans l’eau transparente qui, en cette fin d’été, dépasse les quinze degrés.

« Je vis ici depuis quatre ans et chaque jour, quand il fait assez chaud, je nage dans le lac », dit-il dans un grand sourire.

Pour les marchands de souvenirs ou d’artisanat, alignés sur l’allée menant au lac principal, le retour des touristes locaux est une embellie, après des semaines sans visiteurs.

Quant aux touristes étrangers, dont certains faisaient le voyage depuis la ville de Bamiyan, à 55 kilomètres de là, tous savent qu’ils ne sont pas près de les revoir.

LE JV2 AVEC AFP

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