Centrafrique: au moins 11 civils tués par des rebelles

Défilé de soldats centrafricains pour le 61e anniversaire de l'indépendance, le 13 août 2021 à Bangui

Défilé de soldats centrafricains pour le 61e anniversaire de l’indépendance, le 13 août 2021 à Banguiafp.com – Barbara DEBOUT

Au moins 11 civils ont été tués mardi par des rebelles en Centrafrique, en proie à des combats entre des groupes armés et l’armée, à 380 km à l’est de la capitale Bangui, a déclaré mercredi à l’AFP le sous -préfet de la région.

« Des rebelles ont attaqué trois véhicules mardi vers 10H00 (09H00 GMT) et le bilan est de 11 morts et de 6 blessés » près de Bambari, la quatrième ville du pays, a déclaré à l’AFP Saturnin Nicaise Grepandet, sous-préfet de Bambari.

Un premier bilan faisait état de 7 civils tués. Des sources humanitaires, qui ont requis l’anonymat, ont évoqué au moins 15 morts.

Des miliciens de l'UPC à Bokolobo, près de Bambari, le 16 mars 2019
Des miliciens de l’UPC à Bokolobo, près de Bambari, le 16 mars 2019 afp.com – FLORENT VERGNES

Classé deuxième pays le moins développé au monde par l’ONU, la Centrafrique a plongé dans une sanglante guerre civile depuis 2013, qui a baissé d’intensité depuis 2018.

A Bambari, les autorités ont rallongé le 1er octobre la période du couvre-feu en ville après plusieurs attaques de rebelles contre des militaires. Ces derniers jours, deux membres des forces armées centrafricaines (FACA) ont été tués par des rebelles de l’Union des patriotes pour le changement (UPC), un des principaux groupes armés présents dans l’est du pays.

Une semaine avant la présidentielle du 27 décembre 2020, six des plus puissants groupes armés qui se partageaient alors la majeure partie de la Centrafrique se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ont lancé une offensive pour empêcher la réélection de M. Touadéra.

Les forces gouvernementales ont réussi depuis le début de l’année à reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays qu’ils contrôlaient depuis plusieurs années, essentiellement grâce au renfort de soldats rwandais et à la présence de centaines de paramilitaires russes combattant à leurs côtés.

Les autorités centrafricaines ont reconnu vendredi une partie des accusations formulées en mars par l’ONU notamment sur des crimes et actes de torture, commis « majoritairement » par des rebelles mais aussi des soldats centrafricains et leurs alliés « instructeurs russes ».

LE JV2 AVEC AFP

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