Au Tchad, le Parlement de transition ouvre sa première session

L'ancien président de l'Assemblée nationale du Tchad, Haroun Kabadi, au Conseil national de transition (CNT), le Parlement intérimaire désigné par la junte, à N'Djamena, le 5 octobre 2021

L’ancien président de l’Assemblée nationale du Tchad, Haroun Kabadi, au Conseil national de transition (CNT), le Parlement intérimaire désigné par la junte, à N’Djamena, le 5 octobre 2021 afp.com – Djimet WICHE

Les 93 membres du Parlement de transition au Tchad, « désignés » fin septembre par le chef de la junte Mahamat Idriss Déby Itno, ont été installés mardi, a constaté un journaliste de l’AFP.

Haroun Kabadi, qui était président de l’Assemblée nationale au moment de la mort du président Idriss Déby Itno, tué en avril dans des combats contre des rebelles, a été élu par acclamation à la tête du Conseil national de transition (CNT).

M. Kabadi devait prendre, selon la Constitution tchadienne, la succession d’Idriss Déby en cas de vacance du pouvoir, mais il avait décliné, évoquant des problèmes de santé, laissant le général Mahamat Idriss Déby, fils du président défunt, prendre la tête du junte.

« Notre objectif n’est pas de nous opposer systématiquement au gouvernement mais de chercher les voies et moyens pour créer de la stabilité », a déclaré à la tribune M. Kabadi, 73 ans, précisant que le but était « d’organiser des élections libres et transparentes pour jeter les bases institutionnelles d’un Tchad post-transition ».

Aucun des « députés de transition » n’est issu de Wakit Tama, une plate-forme de partis de l’opposition et de la société civile qui réclame un pouvoir civil.

Ce Parlement, notamment chargé d’adopter une Constitution censée être le fruit d’un « dialogue national inclusif », est composé de 93 membres « désignés » par le chef de la junte, selon des quotas fixés d’avance: notamment au moins 30% de députés de l’Assemblée nationale sortante, 30% de femmes et 30% de jeunes.

Le 20 avril, en annonçant la mort du maréchal Déby, qui venait d’être déclaré réélu après 30 années au pouvoir sans partage, le général Mahamat Déby, 37 ans, s’était autoproclamé chef de l’État à la tête d’un Conseil Militaire de Transition (CMT), composé de 14 autres généraux fidèles à son père.

Le CMT avait aussitôt révoqué le gouvernement, dissout l’Assemblé nationale et abrogé la Constitution. La junte promettait des élections « libres et transparentes » dans un délai de 18 mois, renouvelable une fois, et de désigner rapidement un parlement intérimaire en attendant les scrutins. Le CNT a mis cinq mois à voir le jour.

Le général Déby n’a pas exclu, récemment, de prolonger la transition de 18 mois si « certaines conditions » – dont une aide financière internationale – n’étaient pas réunies.

LE JV2 AVEC AFP

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