Centrafrique, Mali… Comment les mercenaires russes de Wagner tissent leur toile

Le président Touadera accompagné par des éléments russes de sa garde rapprochée lors du lancement de la campagne présidentielle, le 12 décembre 2020 à Bégoua (image d’illustration). © RFI – Charlotte Cosset

Après la Libye, le Soudan, la Centrafrique et le Mozambique, les mercenaires russes lorgnent sur Bamako. Un cheval de Troie redoutable pour Moscou.

Dans le manuel des mercenaires du groupe Wagner, la Centrafrique a pour nom de code Tsaritsyno, comme le plus grand palais néogothique d’Europe, situé en banlieue de Moscou. L’épicentre de l’influence russe sur le continent africain se trouve là, dans ce pays d’à peine plus de 5 millions d’habitants grand comme la France.

Des centaines de fantassins appartenant à l’armée parallèle de Vladimir Poutine y ont élu domicile, dans un lieu ô combien symbolique : le palais de Berengo, ancienne demeure de l’empereur Bokassa Ier.  

Pourtant, le maître du Kremlin soutient mordicus n’y être pour rien. Wagner ? Inconnu au bataillon, martèle-t-il à longueur d’interview. Un secret bien gardé par ses partenaires les plus fidèles. Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, assurait récemment n’avoir jamais « signé avec une entreprise qui s’appellerait Wagner« . Plusieurs enquêtes de l’ONU attestent pourtant la présence de ces soldats à Bangui.

Ainsi avance Wagner, masqué, nébuleux, sans existence officielle, mais dont les activités militaires et économiques, cachées derrière une myriade de sociétés, sont bien réelles et remontent toutes au même homme : Evgueni Prigojine, businessman de Saint-Pétersbourg proche de Poutine.  

Idéal cheval de Troie pour Moscou, le groupe de mercenaires a déjà planté le drapeau russe – après l’Ukraine et la Syrie – en Libye, en Centrafrique, au Soudan et au Mozambique. Il lorgne désormais le Mali, au grand dam de la France, partenaire n° 1 de Bamako. Un tel engagement serait « absolument inconciliable » avec la présence des soldats français de l’opération antiterroriste Barkhane, qui mobilise 5100 hommes, a affirmé Paris le 14 septembre.  

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