Vladimir Poutine reçoit Bachar al-Assad et critique l’ingérence étrangère en Syrie

Le président russe Vladimir Poutine rencontre son homologue syrien et allié Bachar al-Assad au Kremlin, à Moscou (Russie), le 13 septembre 2021.
Le président russe Vladimir Poutine rencontre son homologue syrien et allié Bachar al-Assad au Kremlin, à Moscou (Russie), le 13 septembre 2021. © Mikhail Klimentyev, AFP

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré lundi à Moscou son homologue syrien Bachar al-Assad, a annoncé le Kremlin. Durant leur entretien, Vladimir Poutine a estimé que les forces étrangères déployées en Syrie constituent un obstacle à la consolidation de la situation dans le pays.

Le président russe Vladimir Poutine a critiqué la présence de forces étrangères en Syrie et salué les « dommages considérables » portés aux rebelles et jihadistes, en recevant son allié Bachar al-Assad en Russie, a annoncé le Kremlin, mardi 14 septembre.

Lors de cette rare rencontre en tête-à-tête entre les deux hommes, qui a eu lieu lundi, Vladimir Poutine a estimé que les « terroristes ont subi des dommages considérables » en Syrie, où les forces gouvernementales contrôlent selon lui « 90% du territoire ».

Le président russe a toutefois estimé, selon un communiqué du Kremlin publié mardi, que le « principal problème » de la Syrie est l’ingérence étrangère sur son sol. « Des forces armées étrangères, sans décision de l’ONU, sans votre accord, sont présentes sur certains territoires du pays, ce qui est manifestement contraire au droit international. »

Vladimir Poutine n’a pas précisé quelles sont les forces étrangères en question mais la Turquie et ses alliés syriens contrôlent notamment des zones dans le nord de la Syrie, tandis que la coalition militaire menée par les États-Unis est basée dans le Nord-Est en soutien aux forces kurdes.

La Russie est pour sa part militairement déployée en Syrie depuis 2015 pour aider les forces de Bachar al-Assad et considère son implication justifiée car faisant suite à une demande des autorités « légitimes » de Damas. Ce déploiement russe est largement considéré comme le tournant qui a permis au régime de se maintenir.

Des conseillers et groupes liés à l’Iran tels que le puissant Hezbollah libanais sont également présents en Syrie et ont combattu aux côtés des forces de Bachar al-Assad.

« Influence destructrice de certains États »

Le président syrien a de son côté salué les « résultats significatifs obtenus par la Russie et la Syrie dans la libération des territoires occupés par les combattants et dans la destruction du terrorisme », selon la retranscription en russe de ses propos par le Kremlin.

Il a toutefois reconnu que les « processus politiques » engagés pour mettre un terme à la guerre en Syrie « se sont arrêtés », imputant la paralysie des diverses négociations à « l’influence destructrice » de « certains États ».

Selon un communiqué de la présidence syrienne, cette rencontre a porté sur la coopération économique, la lutte contre le terrorisme et « l’achèvement de la libération des terres encore » sous le contrôle des rebelles et jihadistes.

La guerre en Syrie a fait environ 500 000 morts et déplacé des millions de personnes depuis le déclenchement du conflit en 2011.

LE JV2 AVEC AFP

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